Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /2010 11:33

En pleine rentrée des lycées, nous avons une nouvelle fois l’illustration du mépris avec lequel le gouvernement prend des décisions unilatérales, sans aucune concertation. La réforme des lycées prévoit en effet le remplacement des manuels scolaires en seconde : on voit bien le désordre qu’une telle mesure, non préparée, peut générer pour l’organisation d’une rentrée. Sans compter le fait que ces changements de manuels entraînent des surcoûts importants pour les familles : non seulement des élèves de seconde, qui doivent se procurer ces nouveaux ouvrages, mais aussi pour les élèves des classes de première, qui ne risquent pas de revendre leurs livres de l’an dernier !

 

Comme dans d’autres domaines, ce sont encore une fois les collectivités les plus proches des familles qui leur viennent en aide, à commencer par les Régions. Je suis heureux qu’avec mes collègues de l’Exécutif régional, nous ayons pris la décision en toute urgence de mettre en place des mesures exceptionnelles pour compenser les surcoûts engendrés par cette réforme. L’Auvergne a hissé la jeunesse au rang de grande cause régionale pour ce mandat qui démarre, et assume pleinement ce choix. La Région a mis en place la gratuité des manuels scolaires pour ses lycéens, nous n’allions pas rester les bras croisés et laisser les Auvergnates et les Auvergnats payer seuls cette nouvelle facture… Il faut bien que certains représentants du peuple tiennent leurs promesses : les élus progressistes de la majorité régionale font partie de ceux là !

 

Au nom de l’intérêt général, l’Exécutif régional a donc décidé de s’engager à combler intégralement le manque à gagner pour les élèves de 1re ne pouvant pas revendre leurs livres, en apportant 60 € supplémentaires aux familles concernées.

 

De même, les proviseurs seront appelés à mobiliser massivement les fonds sociaux des lycées, afin d’aider les familles des élèves de 2de les plus en difficulté. L’éducation est l’affaire de tous, il nous appartient d’offrir les meilleures conditions d’enseignement aux générations futures : c’est ce que nous faisons en Auvergne, envers et contre toutes les réformes des lycées votées au mépris du portefeuille des familles, dans un contexte économique et social déjà suffisamment morose pour que nous ne rajoutions pas « une couche », sur les épaules de nos concitoyens les moins aisés. Transmettre le savoir, donner les mêmes chances de s’en sortir à tous les jeunes n’est certainement pas un luxe : c’est un devoir, aux yeux de tous les gens responsables…

Par René Souchon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 17:40

 

 

photo-RS-FNESER-copie-2.jpgphoto-ATELIER.jpg

 

Présent au séminaire des élus puis à l'université d'été de La Rochelle, j'ai eu le plaisir de participer à de nombreux échanges lors de différents ateliers avec des collègues élu(e)s et de nombreux militants. L'occasion d'aborder notamment la difficile question de la ruralité en tant qu'intervenant ce vendredi aux côtés de Germinal PEIRO, député de la Dordogne et Fabien BAZIN, Maire de Lormes et conseilller général de la Nièvre.   

 

Le monde rural doit faire l'objet d'une attention particulière et de mesures appropriées. La notion de bouclier rural est actuellement à l'étude pour aider aux mieux les territoires ruraux. Services publics, agriculture et agrotourisme, accès au haut débit internet, lien social, commerce de proximité.. : Autant de chantiers et de pistes qui s'ouvrent à nous et qui s'imposent pour bâtir la ruralité de demain.

 

Une ruralité ouverte sur le monde, qui accueille de nouvelles population, tout en préservant son environnement  et sa qualité de vie. De nombreux rendez-vous nous attendent pour finaliser ce projet. il y a urgence tant notre ruralité perd espoir et alors que l'avenir de notre agriculture est menacé. J'entends m'investir pleinement dans ce chantier qui concerne également directement l'Auvergne.

Par René Souchon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 11:36

La rentrée de septembre est là, et beaucoup de Françaises et de Français retrouvent leur activité professionnelle, mais je pense aussi, en cette période, à toutes celles et ceux qui sont sans emploi. Depuis deux ans, le nombre de destructions d’emplois dans notre pays a été particulièrement élevé, c’est bien là la conséquence directe la plus dramatique de la crise. Le gouvernement a échoué à trouver des solutions pour tous, et le Président de la République a connu une chute de sa cote de popularité depuis son élection.

 

Dans ce contexte, à quoi a-t-on assisté en août ? Non pas à un quelconque mea culpa, mais au contraire à la recherche de boucs émissaires. L’expulsion des Roms et la manière dont leur communauté a été stigmatisée, jetée en pâture à la vindicte populaire comme étant la cause de tous nos malheurs, ne sont pas acceptables. Impuissants à redonner de l’espoir à la France, inefficaces pour relancer la machine économique, Nicolas Sarkozy et son gouvernement tombent dans un travers facile qui consiste à désigner des boucs émissaires, des « coupables », à monter les uns contre les autres, à diviser l’opinion, à aiguiser les peurs et les haines. Voilà une recette ni nouvelle, ni constructive…

 

Pour faire oublier les affaires Woerth et Bettencourt dans lequel il s’est englué au début de l’été, le gouvernement a orchestré cette nouvelle offensive sécuritaire avec virulence, sans considération pour la dignité humaine, sans respect. C’est un tollé : la gauche l’a bien sûr dénoncé, mais une partie de la droite et l’Église elle-même ont clairement pris position contre cette façon d’agir. Le plus triste, et il suffit de faire un tour d’horizon de la presse étrangère pour s’en convaincre, c’est que la France se distingue ainsi de la pire manière qui soit sur le plan international. L’image que la politique d’immigration française renvoie actuellement, ce n’est pas l’image d’une grande nation fière de la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » gravée sur le fronton de ses mairies, ce n’est pas l’image de la France pays des Droits de l’Homme.

Par René Souchon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    

Mieux connaître

Recherche

Recommander

René Souchon sur Facebook

René Souchon sur Twitter

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés