Mardi 17 mars 2009

Elu Président de l’association ALTRO (www.altro.org) en octobre 2007 à Poitiers, j’ai présidé, le 13 mars dernier à Saint-Etienne, l’Assemblée Générale de printemps de l’association qui porte le projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) « TRANSLINE – 3 Branches – 1 projet » (visualisez la cartographie).

 

Lors de cette réunion, de nombreux élus et soutiens de TRANSLINE étaient présents, notamment Bernard Bonne, Président du Conseil Général de la Loire, Jean-Louis Gagnaire, Vice-Président du Conseil régional de Rhône-Alpes, Laure Deroche, Maire de Roanne, Daniel Dugléry, Maire de Montluçon, Régis Juanico, Député de la Loire, Guy Labbe, conseil général de l’Allier, représentant le Président Dufregne, ou encore Thierry Benoît, Député d’Ile et Vilaine et Jean-Pierre Chalus, Directeur du Grand Port Maritime de la Rochelle.

 

      
 

Cette mobilisation croissante des élus de tous bords et des acteurs économiques de tous les territoires concernés par la LGV est-ouest TRANSLINE, montre à la fois toute sa pertinence comme réponse viable à un aménagement durable et équilibré du territoire et signifie, je ne peux que m’en réjouir, qu’avec les membres d’ALTRO, notre travail de sensibilisation et de lobbying en faveur du LGV TRANSLINE porte ses fruits.

 

Lors de cette AG, nous  avons fait le point sur les récentes avancées enregistrées en faveur de TRANSLINE, notamment avec l’adoption de la Loi Grenelle 1 au Parlement en février 2009 qui prévoit après 2020 la création d’une « LGV Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon » et un « barreau est-ouest ».

 

A l’occasion des débats parlementaires tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, le gouvernement s’est fait écho de notre proposition et Mrs Bussereau, Borloo ainsi que Mme Jouanno ont explicitement cité notre projet qui vise à rapprocher, via une infrastructure grande vitesse, des pôles qui aujourd’hui se tournent le dos. (Consultez les débats parlementaires relatifs à l’adoption de la loi Grenelle 1 en date du mois d'octobre 2008 et de janvier 2009).

  

Pour l’Auvergne et Rhône-Alpes, la ligne Paris – Orléans – Clermont – Lyon et le barreau est-ouest doivent contribuer à dynamiser les bassins de vie et d’emplois qui seront traversés directement (Allier, Loire, Rhône) ou qui seront impactés indirectement (Puy-de-Dôme et Clermont-Ferrand, Haute-Loire via la liaison Le-Puy-en-Velay  - Saint Etienne modernisée d’ici 2013) par cette nouvelle LGV.

 

Cette assemblée générale nous a également permis de faire le point sur les avancées mais aussi sur le chemin qu’il reste à faire. Les membres d’ALTRO ont ainsi convenu de mener une campagne d’interpellation des candidats aux élections européennes et de participer au Salon International du Transport et de la Logistique les 24 – 25 et 26 mars prochain à Paris.

 

De plus, alors que les études sur la LGV Paris – Orléans – Clermont – Lyon vont débuter sous l’égide du Préfet coordinateur nommé par le gouvernement, l’association ALTRO entend faire remonter ses propositions pour que cette future ligne permette, par le choix d’un tracé le plus à l’ouest et le plus au sud possible, de relier les deux capitales régionales de l’Auvergne et de Rhône-Alpes en une heure via un passage aux alentours de Vichy et Roanne.

 

Enfin, nous avons pu faire le point sur l’écho de nos propositions au niveau européen et je me réjouis que Daniele Borioli, Vice-président de la province d'Alessandria et Adjoint aux Transports de Mercedes Bresso, Présidente de la Région Piémont, nous ait adressé une lettre où il exprime le vif intérêt de la région Piémont pour la démarche TRANSLINE.

 

En effet, à travers l’objectif d’améliorer les relations Alpes – Atlantiques via le Massif central, l’axe TRANSLINE s’inscrit dans la continuité de la LGV Lyon – Turin, offrant ainsi à ce projet majeur des fonctionnalités nouvelles en direction des ports français de la façade atlantique via l’Auvergne et le Limousin selon un axe Turin - Lyon – Clermont – Limoges – Poitiers et au-delà vers Bordeaux, La Rochelle ou Nantes.

 

Même si, en matière de liaisons grande vitesse les choses ne peuvent que s’inscrire dans la durée, cette assemblée générale a été des plus constructive et a permis de prendre date sur un certain nombre d’avancées : mobilisation croissante des élus autour de TRANSLINE, unanimité pour que le tracé tienne compte d’un aménagement équilibré et solidaire du territoire, intérêts au niveau européen..  

 

C’est maintenant que les choses se jouent, d’autant que le Parlement européen vient de recommander aux Etats membres de l’U.E. de souscrire un grand emprunt européen pour faire face à la crise et impulser une politique publique de grands travaux inédite.

 

Pour l’Auvergne en particulier, il s’agit, demain, d’être au cœur d’une grande croix ferroviaire à grande vitesse. Plus que jamais, TRANSLINE doit devenir une réalité !

Par René Souchon
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Mardi 10 mars 2009

Lundi dernier, le 2 mars 2009, se tenait la session extraordinaire du Conseil régional entièrement consacrée à la crise et à la situation économique et sociale auvergnate.

 

J'attendais de ce moment privilégié de la vie démocratique, une certaine sérénité et, à tout le moins, le sens des responsabilités de la part de chacun des élus qui composent cette assemblée.

 

Sans en être complètement surpris, les diatribes de l'opposition exprimées dans la presse régionale une semaine avant la tenue de cette réunion se sont révélées tenaces et tout aussi infondées.

 

A quoi avons-nous assisté de la part de Monsieur Hortefeux ? A l'exposé d'une série de mesures, qui pour la plupart d'entre elles figuraient dans les rapports que nous avons présentés ; à des imprécisions amenant le groupe UPA à solliciter la tenue d'une seconde session extraordinaire en avril pour rendre nos mesures opérationnelles alors qu'elles l'étaient dès le lendemain de la session.

 

Au-delà de ces postures habituelles, l'essentiel résidait cependant bel et bien dans les décisions prises par la Région et la réponse apportée  aux attentes des entreprises et des salariés auvergnats.

 

Une aide réactive qui, compte tenu de nos moyens,  démontre notre pleine mobilisation afin :

  • - D'investir 14 millions d'euros en plus dans l'économie auvergnate, prioritairement en direction du bâtiment et des lycées
  • - De renforcer la formation professionnelle pour préserver l'emploi
  • - D'aider les PME à passer le cap de la crise en facilitant la trésorerie et l'accès au crédit
  • - De préparer la sortie de crise en consolidant notre économie par la recherche, le développement et l'innovation.

 

J'ajoute que cette réactivité de la Région a été rendue possible par la mobilisation de tous les acteurs du monde économique et social. J'ai ainsi fortement apprécié les deux réunions au cours desquelles les représentants des entreprises, les spécialistes de l'emploi, les financeurs, les syndicats patronaux et de salariés, l'ensemble des représentant du monde économique et social, nous ont fait part de leur diagnostic et de leurs suggestions avec un sens des responsabilités exemplaire.

 

Cette méthode de gouvernance a ainsi démontré que la région toute entière était mobilisée !

Lundi dernier, le 2 mars 2009, se tenait la session extraordinaire du Conseil régional entièrement consacrée à la crise et à la situation économique et sociale auvergnate.

 

J'attendais de ce moment privilégié de la vie démocratique, une certaine sérénité et, à tout le moins, le sens des responsabilités de la part de chacun des élus qui composent cette assemblée.

 

Sans en être complètement surpris, les diatribes de l'opposition exprimées dans la presse régionale une semaine avant la tenue de cette réunion se sont révélées tenaces et tout aussi infondées.

 

A quoi avons-nous assisté de la part de Monsieur Hortefeux ? A l'exposé d'une série de mesures, qui pour la plupart d'entre elles figuraient dans les rapports que nous avons présentés ; à des imprécisions amenant le groupe UPA à solliciter la tenue d'une seconde session extraordinaire en avril pour rendre nos mesures opérationnelles alors qu'elles l'étaient dès le lendemain de la session.

 

Au-delà de ces postures habituelles, l'essentiel résidait cependant bel et bien dans les décisions prises par la Région et la réponse apportée  aux attentes des entreprises et des salariés auvergnats.

 

Une aide réactive qui, compte tenu de nos moyens,  démontre notre pleine mobilisation afin :

  • - D'investir 14 millions d'euros en plus dans l'économie auvergnate, prioritairement en direction du bâtiment et des lycées
  • - De renforcer la formation professionnelle pour préserver l'emploi
  • - D'aider les PME à passer le cap de la crise en facilitant la trésorerie et l'accès au crédit
  • - De préparer la sortie de crise en consolidant notre économie par la recherche, le développement et l'innovation.

 

J'ajoute que cette réactivité de la Région a été rendue possible par la mobilisation de tous les acteurs du monde économique et social. J'ai ainsi fortement apprécié les deux réunions au cours desquelles les représentants des entreprises, les spécialistes de l'emploi, les financeurs, les syndicats patronaux et de salariés, l'ensemble des représentant du monde économique et social, nous ont fait part de leur diagnostic et de leurs suggestions avec un sens des responsabilités exemplaire.

 

Cette méthode de gouvernance a ainsi démontré que la région toute entière était mobilisée !

 

Par René Souchon
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Vendredi 13 février 2009

Conformément aux engagements pris devant les auvergnates et les auvergnats lors des assises territoriales de 2004, la Région Auvergne mène désormais une vraie politique de coopération décentralisée avec l’Afrique et notamment le Mali.

 

Sur l’objet même de la visite qui vient d’avoir lieu, je reviens satisfait. Nous avons sur place des citoyens motivés, des élus, des animateurs bien épaulés par l’ONG TETRAKTIS qui font un excellent travail sur le terrain. L’argent investi par les deux régions Rhône Alpes et Auvergne est bien utilisé.

 

Nous conduisons là bas une démarche globale de développement touristique avec les acteurs locaux.

 

Cet échange fut également l’occasion de voir les conditions de vie des milliers de paysans pour qui le Niger est un don du ciel, je n’imaginais d’ailleurs pas qu’il puisse y avoir autant de têtes de bétails au Mali en zone sahélienne.

Se déplacer à l’intérieur de l’Afrique est souvent un long périple.

 

Bref, parti à 4 heures du matin de Bamako la capitale, je suis arrivé à Niafunké (160 kms au sud de Tombouctou) à 22 h ! 

 

Ces épisodes sont symboliques des difficultés de développement de ce pays, l’un des plus pauvres du monde.

 

D’un coté, un potentiel de développement bien réel avec les mines, l’agriculture et bien sûr le tourisme, pas le tourisme de masse mais un tourisme de niche réservé à des érudits ou à des aventuriers curieux de leur histoire, de leur géographie et de la vie dans d’autres sociétés.

 

Du même côté, des populations courageuses, intelligentes, des élus motivés et une très bonne organisation territoriale avec une décentralisation très poussée.

 

De l’autre, une insuffisance de formation dans tous les domaines qui génèrent des problèmes comme ceux que j’évoque parce que le détail est négligé.

 

Dans le cadre de notre coopération, nous portons beaucoup d’efforts sur la formation mais il faudrait faire plus. Dans la région de Tombouctou (500 000 habitants), il n’y a pas une entreprise de second œuvre capable de conduire des chantiers de plomberie sanitaire ou de carrelage dans des conditions acceptables.

 

Mais que ces gens sont gentils, humains. En fait, ils sont porteurs de ces valeurs humanistes oubliées de notre société de consommation. C’est peut être là que réside leur chance pour l’avenir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par René Souchon
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