Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 10:39


Une Politique agricole commune plus efficace et plus équitable grâce à la régionalisation !



La crise financière actuelle a quelque peu occultée la crise alimentaire mondiale, toutefois il est urgent, alors que le XXIème siècle s’ouvre sur la réapparition d’émeutes de la faim, de produire plus et mieux. Comme le disait Léon Blum, « 
toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence ».

A l’instar de la sphère financière, le secteur alimentaire ne peut seul être régulé par la spéculation et la soi-disant « main invisible » des marchés.  Mais si la régulation et l’intervention publique sont nécessaires, ces leviers doivent être actionnés le plus efficacement possible et la politique agricole commune, n’échappe pas à cette règle !

80% des aides de la PAC sont attribuées à 20% des exploitations en France, délaissant des secteurs soit en difficultés comme l’élevage ovin, le maraîchage, l’agriculture hors-sol, ou très jeunes comme le bio. Il est donc urgent de réinventer la PAC sans la remettre en cause, de la réorienter dans l’intérêt des agriculteurs et des consommateurs pour qu’un euro dépensé soit un euro utile !

Jeudi dernier à Clermont-Ferrand, j’ai accueilli avec mes collègues Adrien Zeller (Président UMP de la région Alsace) et Alain Rousset (Président PS de la région Aquitaine), le premier séminaire sur le rôle des régions et l’avenir de la politique agricole commune. Plus de 400 acteurs du monde agricole étaient là, ainsi que Mariann Fischer Boel, Commissaire européenne à l’agriculture et au développement rural, et Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche.

Parce que les conseils régionaux français interviennent de plus en plus dans les politiques agricoles (en Auvergne, le budget régional 2008 pour l’agriculture s’élève à près de 11 millions d’euros), les régions ne peuvent être tenues à l’écart plus longtemps de ce débat majeur pour l’avenir, le développement et l’aménagement des territoires.

En outre, alors que le désengagement de l’Etat se fait de plus en plus sentir au fil des ans ( - 96 millions d’euros pour le budget 2008 ; soit une baisse de 1,5% des crédits gouvernementaux), les collectivités sont de plus en plus appelées par la profession à suppléer l’Etat.  

Dans ce contexte, et à l’occasion de la Présidence française de l’U.E, j’ai coordonné les travaux de la commission agricole de l’ARF qui ont aboutit à des propositions très concrètes  des Régions sur l’avenir de la PAC :
POSITION_ARF_PAC_25_SEPTEMBRE_2008.pdf POSITION_ARF_PAC_25_SEPTEMBRE_2008.pdf.

Cette politique doit être réformée pour mieux répondre à l’élargissement de l’Union européenne et s’adapter aux enjeux de l’agriculture de demain.

Lors de cette journée de travail, j’ai fait part au Ministre des propositions des Régions d’une PAC plus efficace et plus équitable grâce à une mutualisation et une régionalisation, dès 2010, des aides attribuées à la France au titre du premier pilier (8,5 milliards d’€).

 
En effet, aujourd’hui, les aides sont attribuées au niveau national, sans souplesse ni réactivité face aux crises multiples qui peuvent toucher le milieu agricole. Dès lors, est-il normal d’aider les céréaliers alors que le cours des céréales augmente et de ne pas aider les éleveurs ovins ? Est-il normal d’aider les filières et les agriculteurs sans tenir compte des spécificités des territoires et notamment les handicaps des systèmes agricoles de montagne par exemple ?


Réformer la PAC pour lui redonner une légitimité, c’est tout l’enjeu de la Présidence française de l’Union européenne. Les Régions peuvent être un partenaire dans ce formidable défi comme c’est déjà le cas dans d’autres pays d’Europe. Il s’agit d’être inventif et novateur, de ne pas céder à l’immobilisme. « La où manque l’imagination, les peuples périssent » disait Jean Monnet ! Il est plus que temps de remettre l’imagination au pouvoir en Europe !

Par René Souchon
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 /09 /Sep /2008 12:11
René SOUCHON est l'invité de l' émission "la voix est libre" qui sera diffusée sur France 3 Auvergne ce samedi 27 septembre à 11h30
Par René Souchon
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 /09 /Sep /2008 10:44

J’écrivais voici quelques jours, quelques lignes sur le prochain congrès du Parti Socialiste en insistant sur la nécessité de connaître « un nouvel Epinay », en référence à ce congrès fondateur de 1971 qui avait précédé les victoires lors des élections présidentielles de 1981 et de 1988.

 

Le contexte politique et la motion soutenue par les reconstructeurs présentée par Martine AUBRY ne sont pas sans rappeler certaines similitudes avec cette période de l’histoire du Parti Socialiste. Notre parti doit avant toute chose se concentrer sur l’élaboration d’un projet ambitieux et crédible sur le plan économique et social. J’observe d’ailleurs que ce fut sous la houlette de Martine AUBRY, alors ministre du travail et de l’emploi, que la gauche avait su déployer un vaste plan pour l’emploi avec la mise en place des 35 heures et la création de 350 000 emplois jeunes. C’est d’ailleurs grâce à ces mesures fortes que la gauche l’avait emporté en 1997, pour ce qui reste notre dernière victoire lors d’élections nationales.

 

C’est donc plein d’espoir que j’aborde ce congrès qui doit rassembler les socialistes autour de valeurs communes, au service d’un projet économique, social et sociétal  tout en restant fidèle à une ligne politique claire et de gauche. Je souhaite un congrès de reconstruction et non une désignation anticipée et prématurée d’un(e) candidat(e) à la présidence de la république.

 

Entre le centre droit et l’anticapitalisme, il y a le socialisme. Je souhaite que ce congrès nous permette de reconstruire à Gauche et que nous puissions redonner espoir à un électorat qui s’est progressivement éloigné de notre parti lors des dernières élections nationales. J’invite les militants socialistes d’auvergne, et plus particulièrement ceux de la fédération du Puy de Dôme au sein de laquelle je milite désormais, et tous ceux qui se reconnaîtront dans les propositions de cette motion à faire le choix de la reconstruction pour préparer au mieux les échéances nationales à venir.

 

La reconstruction est en marche. C’est avec beaucoup d’enthousiasme et de motivation que j’aborde ce moment de débat démocratique interne à l’occasion du congrès de Reims.

Par René Souchon
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