Mardi 27 janvier 2009

Lorsque je me suis engagé en politique c’était pour œuvrer au développement de mon pays et faire en sorte que par mon action, mes concitoyens gagnent (un peu…) de bonheur.


A ce titre, j’ai toujours privilégié le fond des dossiers à la forme et j’ai toujours eu horreur de la politique au ras du caniveau. Ce degré 0 de la politique, l’UMP, baptisée UPA au Conseil régional, nous en donne régulièrement des exemples qui m’attristent.

Vendredi 18 janvier, Madame Courtillé, conseillère régionale, ancienne tête de liste aux municipales de Clermont-Ferrand, d’après le journal La Montagne du dimanche 25 janvier, ne cachait pas sa satisfaction sur Clermont 1ère, de voir que Mrs Hortefeux et Marleix n’avaient pas obtenu le rétablissement pour l’Auvergne de la dotation de péréquation, soit 12 millions d’euros !


Qu’une conseillère régionale se réjouisse d’une perte de recette de la région me paraît très grave : c’est la démonstration que l’intérêt des auvergnats ne la préoccupe pas et que seule la reconquête du pouvoir régional l’intéresse.

Dans le même temps, elle et ses amis de l’UPA s’élèvent contre l’augmentation du coût de la carte grise ou plus globalement de la fiscalité. Or l’augmentation du coût de la carte grise permettra seulement de compenser la perte de la péréquation soit 12 millions d’euros !


Autrement dit, si les ministres auvergnats avaient tenu leurs engagements qui consistaient à rendre à nouveau l’Auvergne éligible à la dotation de péréquation, il aurait été parfaitement inutile de voter cette augmentation de la fiscalité, ce que j’avais d’ailleurs clairement annoncé.


Autre exemple du degré 0 de la politique lorsque Mr Hortefeux propose de diminuer les indemnités d’élus (conformes à la loi) lui qui perçoit la sienne malgré le record qu’il détient (sans risque d’être rejoint), des absences au Conseil régional.


Cela pose d’ailleurs le problème majeur du cumul des responsabilités. Pour ma part j’ai fait le choix de me consacrer à 100 % au Conseil régional et d’abandonner tous mes autres mandats. C’est pour moi une question de respect des citoyennes et citoyens qui m’ont confié la responsabilité que j’exerce.

Par René Souchon
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Mardi 20 janvier 2009

Lundi 19 janvier, en salle d'assemblée du centre Delille, René Souchon a présenté ses voeux devant la presse régionale :

Mesdames, Messieurs,


J’adresse au nom de tout l’exécutif du Conseil régional à toutes et à tous des vœux de santé et de bonheur pour vous et vos proches en 2009.

Je vous souhaite une année riche en évènements positifs et constructifs pour la région et l’actualité régionale que vous aurez à cœur de relater et de commenter dans l’exercice de votre métier.


En ce début d’année et, malgré la perspective des élections européennes qui se tiendront en juin prochain, c’est la crise dont nous ignorons encore la portée qui marque les esprits, intrigue les familles, l’opinion et les décideurs.


Je voudrais à ce stade, faire des remarques de fond, cette crise n’est pas comme les autres, ce n’est même pas une crise identique dans ses fondements à celle de 1929.

Notre conviction est que c’est une crise du système libéral et des excès du capitalisme.

C’est une crise d’abord financière qui est née de la volonté de faire croître les profits du capital sans aucun rapport avec l’économie réelle, elle s’est prolongée par une crise économique qui, elle-même, débouche sur une crise sociale majeure.

 

Plus rien ne sera comme avant.

 

Cette crise du système oblige à construire une gouvernance mondiale et en particulier à mettre en place des outils de régulation économique.

La seule vision de l’organisation mondiale du commerce est aujourd’hui beaucoup trop réductrice.

Construire une gouvernance mondiale prendra beaucoup de temps.

 

Nationaliser les banques est revenu à la mode, ce qui veut dire que les idées de gauche sont en train de démontrer leur pertinence et de démontrer que le marché est dans l’incapacité de tout régler.


L’un des enjeux aujourd’hui - pour nous, nos partis de gauche - est de convaincre de cette nécessité, l’ensemble de nos concitoyens par une action militante soutenue.

 

La période peut être propice car cette crise du système révèle des excès : la recherche du profit à tout prix s’est faite au détriment d’une rémunération juste et équilibrée du travail.

Elle s’est faite au détriment de l’équilibre écologique de la planète.

La prise de conscience de ces excès est en ce début d’année 2009, la lueur d’espoir qui pointe à l’horizon.

Nous avons collectivement, au nom de la recherche du profit, généré un mode qui s’autodétruit.

Destruction de la planète, accroissement des inégalités entre les hommes et les territoires, qui fait le lit des extrémismes etc.

 

Bref, la dimension humaine du progrès a été perdue de vue, la crise sociale, générée ou accentuée par la crise financière et économique, doit faire remonter en première ligne les valeurs humanistes et le désir de bonheur de nos concitoyens.

La crise sera donc, à mon avis, très longue, mais je formule l’espoir qu’elle soit fondatrice d’une nouvelle organisation du monde et de notre société.

 

Dans ce contexte, l’exécutif régional est plus que jamais recentré sur ce qui fonde notre action et sur les 82 engagements issus des assises territoriales.

 

D’abord, par ce qu’il faut tenir les engagements, ensuite parce que ces engagements sont fondés sur une nouvelle vision de l’Auvergne, sur la volonté de favoriser le développement de tous les territoires, de rendre les Auvergnats à travers notre action plus fiers de leur région et plus heureux d’y vivre.


Notre majorité n’a jamais perdu de vue l’essentiel.

Le progrès humain, la solidarité sont les fils rouges de notre action, on retrouve donc cela dans nos priorités 2009.

 

I- Priorité à l’éducation et à la formation des jeunes et des demandeurs d’emploi, c’est ce qui justifie l’effort en direction des lycées, en particulier. Si le gouvernement confirme le remboursement anticipé de la TVA, je proposerais d’attribuer l’essentiel des 14 millions d’euros supplémentaires aux travaux dans les lycées de façon à donner un coup de pouce aussi au secteur du bâtiment.

 

II- Concernant l’économie et l’emploi : nous sommes aux aguets, en vigilance permanente pour améliorer et adapter nos dispositifs :

-         une cellule de veille a été mise en place, nous y associons tous les groupes politiques et nous allons auditionner tous les partenaires pour préparer la session extraordinaire du Conseil régional qui aura lieu le 2 mars, elle sera consacrée à l’économie et à l’emploi.

 

D’ores et déjà, j’attire votre attention sur l’effort fait en faveur de l’innovation, de la recherche et pour les entreprises en faveur de leur accès au crédit.

Nous allons proposer un nouveau dispositif en partenariat avec Oséo pour garantir les pistes de trésorerie.

Le maître mot pour nous est celui de réactivité, avec la préoccupation de maintenir l’activité de nos entreprises et donc l’emploi, notamment, là où nous avons un effet de levier, j’ai cité le bâtiment et les travaux publics, n’oublions pas le tourisme, 2009 verra la mise en œuvre opérationnelle du concept « Nattitude » qui devrait pouvoir doper les investissements privés dans ce secteur.

 

III– Les transports et la mobilité des Auvergnats constitue le 3ème grand axe prioritaire.

Chacun a à l’esprit notre effort en faveur du train, TER et TGV .

Nous avons réussi à générer un plan rail, les études sur le TGV avancent et le 5 février, la Région va recevoir, pour la deuxième fois, un prix national pour son action de communication en faveur de l’arrivée du TGV en Auvergne.

En 2009, par-delà la mise en œuvre du plan spécial rail et la poursuite du lobbying sur le TGV, nous allons engager un gros chantier sur la mobilité des auvergnats.

Nous allons le faire en restant fidèle à notre méthode, dialogue, concertation avec la population et avec les collectivités territoriales. Nous irons donc au devant des Auvergnats selon des modalités qui vous seront précisées un peu plus tard.

 

Tout ce que nous pouvons faire, pour favoriser le transport collectif va  dans le sens du développement durable, allège la charge financière des usagers, c’est donc un dossier fondamental, trop longtemps délaissé.

 

J’ajouterai à ces trois secteurs prioritaires, des dossiers transversaux :

        -         lancement du plan biodiversité ;

-         plan d’économie d’énergie dans les lycées, dans l’agriculture,

-        désenclavement numérique de l’Auvergne à travers l’entrée en phase opérationnelle du schéma du très haut-débit,

-         les innovations en faveur de la jeunesse et de la culture

 

Bien entendu, tout cela, par-delà la crise générale devra être réalisé dans le cadre budgétaire réduit que vous connaissez, néanmoins, je considère que la Région  Auvergne ne peut rester à l’écart de la dotation de péréquation destinée aux Régions les moins riches. Que Midi Pyrénées, Languedoc-Roussillon, ou Aquitaine bénéficient du dispositif alors que l’Auvergne est exclue constitue une injustice et une aberration.

 

Je regrette que les Ministres Auvergnats n’aient pas tenu leurs engagements médiatiques et j’entreprends dès cette semaine, une intense action de lobbying auprès des membres du Comité des Finances locales pour faire évoluer le dispositif de façon à en faire bénéficier l’Auvergne.

 

A toutes et à tous, je renouvelle mes vœux de santé, de bonheur pour cette année 2009.

 

Par René Souchon
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Vendredi 16 janvier 2009

Je me suis rendu avec mon collègue Jean-Michel Guerre, vice-président de la région et président de la Communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier  ce jeudi 15 janvier 2009 au CREPS de Vichy pour rencontrer le personnel du centre sportif.

 

En effet, la situation du CREPS est incertaine depuis le 16 décembre dernier, date du comité technique paritaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports où un plan de réforme a été annoncé

Certains CREPS vont être fermés, d’autres seront restructurés, d’autres  sont en cours d’évaluation jusqu’en mars 2009.

 

C’est le cas, notamment du CREPS de Vichy. Cet établissement, unique dans la Région, accueille cinq pôles espoirs réunissant 75 athlètes et reçoit chaque année près de 1 000 sportifs stagiaires, sans compter toutes les actions de formation conduites en direction du mouvement sportif dans son ensemble et des associations de jeunesse et d’éducation populaire.

 

A l’occasion de cette rencontre, les personnels  nous ont signifié leur incompréhension quant à la décision prise par le Ministère. En effet, à ce jour, personne ne sait sur quels critères les décisions de maintien ou de fermeture des 24 CREPS ont été prises. Ils s’interrogent d’autant plus que le CREPS Vichy Auvergne a des résultats positifs, une qualité reconnue avec la certification ISO 9001 du Centre sportif et un budget excédentaire.

Une excellence attestée au niveau même de l’Etat puisque, après avoir répondu à un marché national, le CREPS a remporté la formation sportive des personnels pénitentiaires.

 

Au nom du Conseil régional d’Auvergne et de la Communauté d’agglomération Vichy Val d’Allier, nous demandons :

 

-         le maintien du CREPS de Vichy Auvergne, outil de formation reconnu et  indispensable en terme d’aménagement du territoire pour le Centre de la France.

-         le maintien du caractère national de cet établissement, rattaché au Ministère de la jeunesse, des sports et de la vie associative. En aucun cas, les collectivités  territoriales ne sauraient, une fois de plus, assumer un transfert de la part de l’Etat et ainsi prendre en charge cet outil de formation.

Par René Souchon
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