Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 16:50
En décidant de créer mon blog, lieu de discussion, je ne cède pas à un effet de mode !
Je tire les conséquences des évolutions de notre société ; il y a bien longtemps déjà que la presse n’autorise plus le vrai débat de fond, d’échanges d’idées fortes.
Il n’y a guère que trois grands quotidiens nationaux qui permettent de faire émerger des idées nouvelles et d’en débattre.
Quant à la télévision, elle est, à de rares exceptions, le média de l’instantané, du fugitif et il faut être un « couche tard »  pour assister à des débats de fond.
Des idées, j’en ai et je souffre de ne pouvoir les exprimer.
Ce blog sera l’occasion de le faire et, si vous le voulez, de dialoguer et d’échanger.
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 16:49
Tout dépend bien sûr s’il s’agit d’un mandat local ou national.
Les députés et sénateurs votent, après discussions, les projets de loi du Gouvernement ou proposent des lois nouvelles (très rarement) ; leur champ d’action est donc la politique nationale, dans l’intérêt du territoire (la circonscription qu’ils représentent).
L’élu régional, départemental, communal, est lui d’abord un gestionnaire dans le cadre de ses choix politiques.
Pour avoir exercé la totalité des mandats, à l’exception de celui de Sénateur, je peux dire que le plus difficile est celui de Maire. Si le Député et le sénateur sont absents du Parlement, cela n’empêche pas la France de tourner et d’ailleurs vous constatez que l’absentéisme est tout à fait considérable. Si le Maire ne fait pas son travail, s’il est absent, la paralysie est proche.
Pour moi, et cela fait 22 ans que j’essaie d’agir ainsi, le Maire est d’abord le chef d’une entreprise de services au public.
A Aurillac, il gère chaque année, avec l’aide de ses Adjoints, 56 millions d’Euros ; il est responsable de 601 agents titulaires, la deuxième entreprise du département.
Je n’ai jamais conçu mon rôle que dans l’impartialité totale, avec le seul souci du bien public  et de la préparation de l’avenir.
Le Maire doit être en effet un homme de projets, qui regarde loin devant ; c’est d’ailleurs l’une des difficultés de la tâche. La population vit dans l’instant, le quotidien ; le Maire doit être à la fois dans la gestion de ce quotidien et penser à 10 ou 15 ans l’avenir de sa Ville. Un grand projet comme celui du Square a été pensé en 2001 ; il sera achevé à la mi 2007 !
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /Déc /2005 15:07
Aujourd’hui, l’équipe municipale est attaquée au motif qu’elle « privatise la cuisine municipale et qu’elle porte ainsi atteinte au service public ».
Or, que faisons-nous ? Nous lançons un appel d’offre pour la gestion, durant les trois ans qui viennent, de la cuisine municipale. Au bout de trois, il y aura une nouvelle consultation.
- la cuisine reste la propriété de la ville
- nous restons seuls décideurs des tarifs des repas et nous maintenons notre politique tarifaire, modulée selon les revenus
- nous imposons des contraintes lourdes sur la composition des menus et l’utilisation des produits de terroir
- tous les clients extérieurs à la mairie doivent faire l’objet d’une approbation du Conseil Municipal
- etc…..

Ou est donc l’atteinte au Service Public ?
Les personnels fonctionnaires de la Ville peuvent, s’ils le désirent, être détachés auprès du gestionnaire ou redéployés dans d’autres services. Il est probable que la majorité d’entre eux ne souhaitera pas être détaché.
Ainsi, il n’y aurait Service Public que si c’est un fonctionnaire qui fabrique les repas !
Voilà bien une curieuse conception, totalement archaïque, et à laquelle je ne peux souscrire.
Pour moi, le Service Public est dans la qualité des repas servis et dans les prix pratiqués.
De ce point de vue, la ville d’Aurillac, avec ses tarifs modulés selon les ressources, pratique une politique très sociale qu’elle est la seule à mettre en œuvre dans tout le département du Cantal. Là est la qualité du Service Public !
Non, la Délégation de Service Public n’est pas une privatisation et il est d’ailleurs aisé de constater que nombre de municipalités de toute tendance politique confondue, y compris communistes, choisissent cette formule.
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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