Politique

Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 14:28
Nicolas Sarkozy avait promis durant la campagne électorale de s’attaquer au cumul des mandats. Il n’en fera rien ; le projet de réforme des institutions est muet sur ce point. Voilà une promesse qui ne sera pas tenue malgré ses engagements « je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas ».

Sur le plan régional, il est cocasse de voir que M. Hortefeux a renoncé à se présenter à la mairie de Clermont-Ferrand au motif officiel qu’il n’est pas assez disponible et qu’il entend se consacrer à son mandat de conseiller régional ! En réalité, M. Hortefeux est très absent du Conseil régional ! Il n’a que très rarement assisté aux commissions permanentes depuis 2004 ! Il fait des « apparitions » en session. Néanmoins, il ne se cache pas de vouloir briguer la présidence de la région en 2010. Autrement dit, il est trop occupé pour briguer la mairie de Clermont Ferrand, il ne trouve pas le temps nécessaire pour assumer son mandat de conseiller régional, mais, le moment venu, il expliquera qu’il est tout à fait disponible pour être président de région !

Le cumul des mandats et des responsabilités est une insulte à la démocratie donc aux citoyens.
Pour prendre l’exemple de la Région, comme président, je m’y consacre à plein temps ; le matin, j’arrive au bureau à 8 h et quand je peux en sortir vers 20 h-20h30, je trouve que c’est une journée calme ! Très souvent, le retour se fait vers 23 h-minuit, voire plus, lorsque je dois effectuer des déplacements dans la région.

Le cumul implique de ne pas exercer directement les responsabilités, mais de s’en décharger sur un cabinet, donc sur des collaborateurs politiques. La France est le seul Pays d’Europe où ce cumul soit possible. Depuis 30 ans, le PS s’engage à lutter contre ce cumul, sans avoir eu le courage politique d’y mettre fin.
Quant à la droite, elle fonde sa « maîtrise » des zones rurales en particulier sur ce cumul. Il est frappant de voir sur le terrain ces maires ruraux complètement paralysés par les « grands élus ».
La modernisation de la France passe aussi par le mandat unique d’élu. C’est la règle que je me suis fixée. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas voulu un nouveau mandat d’élu municipal à Aurillac.
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Jeudi 3 janvier 2008 4 03 /01 /Jan /2008 16:27
Pour une Auvergne qui gagne

A toutes et à tous, je formule des vœux de bonheur et de santé. En ce début d’année, je pense plus particulièrement à ceux qui souffrent. N’oublions pas que la maladie, la solitude et la pauvreté sont des maux qui frappent trop de nos concitoyens et que la période des fêtes n’en est pour eux que plus difficile. Cela m’amène à constater que le lien social et la solidarité, la santé publique ou encore les actions en faveur de l’emploi et du pouvoir d’achat constituent des priorités pour les élus locaux et nationaux.

Sur ces trois points, le conseil régional d’Auvergne entend jouer pleinement son rôle, au regard de ses compétences et de ses moyens.

Lorsque la région organise l’étape 2007 des assises territoriales, elle encourage le dialogue et entend jouer son rôle de fédérateur des énergies pour plus de solidarité entre les femmes et les hommes d’Auvergne et entre ses territoires.

Lorsque la région déploie depuis plusieurs mois une politique en matière de santé pour assurer un niveau satisfaisant de présence médicale dans les territoires les plus isolés, elle entend répondre à un défi majeur qui préoccupe nos concitoyens alors que l’Etat ne joue plus son rôle de régulateur et instaure des franchises médicales coûteuses pour les familles les plus modestes.

Lorsque le conseil régional accorde un chèque livre ou finance l’équipement professionnel des lycéens et des apprentis, qu’il instaure un dispositif de solidarité pour permettre à tous l’accès à la restauration scolaire, qu’il accorde des bourses à la mobilité en faveur des lycéens et des étudiants ou encore qu’il prend en charge les frais des formations sanitaires et sociales, il contribue à renforcer le pouvoir d’achat de nombreuses familles auvergnates au nom de la solidarité et de l’avenir de la jeunesse.

Il en est de même pour les demandeurs d’emploi à travers la tarification SNCF décidée en 2004 qui se traduit par des conditions plus avantageuses pour l’accès au transport. Cela vaut aussi à un autre niveau pour les ménages propriétaires de leur logement qui bénéficient de chèques énergie pour effectuer des travaux et des aménagements plus respectueux de l’environnement.

Toutes ces mesures ciblées et qui correspondent à des choix politiques sont autant d’aides directes en direction de ménages de plus en plus confrontés à la vie chère et à la baisse de leur pouvoir d’achat.

Je formule également le vœu que chaque auvergnat contribue, à son niveau, à rendre notre région plus attractive. Notre politique d’accueil de nouvelles populations, comme l’a indiqué une récente étude de l’INSEE, commence à porter ses fruits et l’auvergne accueille aujourd’hui plus d’habitants qu’elle n’enregistre de départs. Ce défi majeur pour que notre jeunesse puisse rester vivre et travailler en Auvergne nous concerne tous et doit mobiliser toutes les énergies.

Je souhaite une Auvergne qui gagne. Notre région doit gagner en notoriété, en visibilité et mieux véhiculer et valoriser ses atouts en terme de qualité pour tendre vers une croissance durable. Qualité des hommes et des femmes, qualité de nos produits et de nos productions qu’elles soit agricoles ou industrielles, haute qualité technologique, qualité de notre cadre de vie : autant d’éléments qui plaident en faveur de l’Auvergne et sur lesquels le conseil régional entend s’appuyer pour créer les conditions d’un modèle original de développement plus respectueux de notre environnement et de la solidarité entre les territoires qu’ils soient urbains ou ruraux.

Je souhaite que les dossiers sur lesquels la région s’est fortement mobilisée en matière de désenclavement connaissent des avancées significatives et même des résultats. Le désenclavement numérique avec la couverture totale des communes d’auvergne en haut débit sera finalisé d’ici le premier semestre 2009. L’auvergne deviendra l’exemple national compte tenu de la qualité du partenariat obtenu avec l’opérateur et l’ensemble des départements. Je formule également le vœu que l’Auvergne bénéficie d’un plan de rattrapage exceptionnel de la part de l’Etat concernant nos infrastructures ferroviaires compte tenu du retard auquel notre région est confrontée. Cela passe par une remise à niveau de notre réseau de lignes régionales et par des actes concrets attendus du gouvernement en faveur des dossiers TGV. La région œuvre sans relâche pour une croix ferroviaire qui combinera à terme les liaisons Clermont – Paris et le TRANSLINE qui offrira à plus long terme une transversale à grande vitesse entre Poitiers – Limoges – Clermont – Ferrand et Lyon. Je souhaite enfin que l’aéroport de Clermont – Ferrand connaisse avec son nouveau gestionnaire un vrai décollage qui profitera à toutes les activités économiques de notre région et plus particulièrement aux filières aéronautiques et touristiques.

2008 sera une année pleine de projets et d’espoirs pour l’Auvergne. Elle sera donc une année de grande activité pour le conseil régional et pour ses élus. A l’approche d’échéances électorales importantes, j’ai souhaité ne pas être candidat pour me consacrer à temps plein à la mission qui est la mienne au sein du conseil régional. Je crois au mandat unique. Je crois en l’Auvergne et aux nombreux talents des auvergnats.

Bonne et heureuse année à toutes et à tous.




Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Vendredi 14 décembre 2007 5 14 /12 /Déc /2007 18:00

Jean -Paul DENANOT (LIMOUSIN), René SOUCHON et François BONNEAU (CENTRE)

 

TGV : l’Auvergne, le Centre et le Limousin ont droit à la grande vitesse !

Aujourd’hui, ce formidable lien au monde qu’est le TGV permet de franchir les obstacles de la distance tout en étant une solution d’avenir face à l’épuisement des énergies fossiles et de préparer la sortie du tout-routier.

En France et en Europe, de nombreux projets de TGV à l’horizon 2015-2020 sont en discussion. Pour certains, les travaux sont déjà en cours. Dans ce maillage, le Centre de la France et le Massif Central ont longtemps été oublié.

Or, les solutions pour l’attractivité et le dynamisme de nos territoires sont à portée de main ! La ligne TGV historique Paris-Lyon sera bientôt saturée et tout le monde convient qu’il est urgent d’explorer des scénarios alternatifs à la vallée du Rhône.

Face à cet étranglement certain, un nouveau TGV Paris-Lyon par l’ouest contribuerait à rapprocher le Centre et le Massif Central, non seulement de Paris ou de Lyon, mais au-delà, vers maintes destinations aujourd’hui éloignées (arc méditerranéen, nord et est de la France et de l’Europe).

C’est pourquoi, parce que la question du TGV n’est plus seulement une question de transport, parce que l’aménagement du territoire national et européen doit être pensé de manière équilibrée, solidaire, au service du désenclavement de tous et de la mobilité de chacun, autant sur les axes nord-sud qu’est-ouest,

Parce que c’est une question de dignité et d’égalité des droits,

Les présidents des Régions Auvergne, Centre et Limousin prennent acte de l’annonce de Monsieur le Secrétaire d’Etat aux Transports, Dominique Bussereau, de la mise à l’étude par Réseau Ferré de France d’un doublement de la ligne TGV Paris-Lyon par l’ouest. Elles manifestent leur intérêt et demandent que cette annonce fasse l’objet de futures réalisations. Les régions rappellent par ailleurs qu’elles souhaitent que les engagements pris par RFF de réaliser la liaison LGV Poitiers-Limoges soient strictement tenus dans les délais les plus brefs.

Les présidents des Régions affirment leur volonté d’œuvrer avec l’Etat et l’ensemble des collectivités locales afin que ce projet majeur soit retenu lors du Comité Interministériel d’Aménagement et de Compétitivité des Territoires (CIACT),

Outre le doublement Paris-Lyon par l’ouest, les présidents des Régions rappellent leur attachement à la réalisation rapide des TGV est-ouest TRANSLINE (dont la LGV Poitiers-Limoges est un des éléments) et du Paris – Orléans – Limoges – Toulouse (POLT).

Les Présidents des Régions Auvergne, Centre et Limousin entendent travailler ensemble sur ces enjeux et attendent désormais des actes. Ils attendent de l’Etat un engagement fort qui permette la complémentarité des projets existants et des projets nouveaux.

Par René Souchon - Publié dans : Politique
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