Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 10:54

Candidat à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy se présentait comme le président du pouvoir d’achat. Trois ans après son élection, les Français ont eu le temps de juger sur pièces… Austérité, sacrifices : voilà la promesse faite aux citoyens en cet été 2010, dans un contexte médiatique « d’affaires » qui plus est. Tous les Français ne seront pas logés à la même enseigne. La facture sera salée, et autant de pouvoir d’achat perdu, surtout pour les classes moyennes et les plus démunis. Car lorsqu’il s’agit de faire des économies, la droite propose des « coupes » franches : suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, et 4 milliards d’économie sur des aides sociales, allocations et autres subventions.

 

La France doit se serrer la ceinture ? Qu’à cela ne tienne : l’État va faire des économies sur les allocations aux personnes handicapées, sur les aides au logement et à l’emploi à domicile (aides au logement indispensables pour garantir la possibilité de poursuivre leurs études, pour des jeunes), ou sur le subventionnement des emplois aidés. Après les périodes de séduction, de campagnes électorales, l’État UMP dévoile au fil des mois qui passent son vrai visage : il n’a aucun scrupule à tailler dans des budgets alloués aux personnes les plus fragiles, tandis que les plus aisés peuvent se féliciter que le bouclier fiscal ne soit toujours pas remis en cause.

 

La justice sociale, l’équité sociale, la possibilité de promotion sociale pour tous, grâce à l’éducation, sont des socles de notre République. L’Élysée n’hésite pas à les sacrifier, en évoquant une « nécessaire austérité » pour tous. Pendant ce temps-là, dans les Régions, les socialistes et leurs alliés de gauche construisent des boucliers sociaux et préparent un avenir où le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous !

 

Une Région comme l’Auvergne s’efforce d’aider ses jeunes pour leurs études, offre la gratuité des manuels scolaires aux lycéens, maintient ses dispositifs d’aide au BAFA. Parce que les élus locaux ont compris que ce n’est pas en pénalisant les classes moyennes et les plus démunis que la France ira de l’avant et retrouvera sa croissance économique. S’il faut faire des sacrifices, il faut qu’ils soient partagés : avant de s’attaquer aux allocations des personnes handicapées (et l’on peut parier que ces allocations ne partent pas sur des comptes en Suisse !), le Président Sarkozy aurait mieux fait de tirer un trait sur ce dispositif complètement injuste qu’est le bouclier fiscal.

Par René Souchon
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /2010 19:29

Le groupe PSE (Parti Socialiste Européen), dont je fais partie au Comité des Régions d’Europe organise cet été un concours photo intitulé « En quête de solidarité » à destination de tous les jeunes Européens de 18 à 30 ans, dans le cadre de l’Année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. Il leur est demandé de monter un court documentaire composé de trois à six photos, de leur ville ou région illustrant les initiatives prises afin d’aider les personnes les plus défavorisées.

 

J’encourage les auvergnates et les auvergnats de moins de 30 ans ayant une sensibilité photographique à tenter leur chance ; ils ont jusqu’au 30 septembre pour concourir. Les lauréats seront invités à Bruxelles, en novembre prochain, pour assister à un séminaire sur la lutte contre la pauvreté en Europe. 

 

Mettre en avant l'exemplarité dans la solidarité est nécessaire car c'est une valeur pour laquelle aucun volontaire n'est jamais de trop ! 

  

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à consulter le site Internet www.pes.cor.europa.eu.

 

Par René Souchon
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /2010 09:45

Ce jeudi 24 juin, les Français se mobilisent pour défendre les retraites. Je serais à leurs côtés et je souhaite que les cortèges soient importants. Inquiets pour l’avenir, les citoyens sont nombreux à considérer que la réforme des retraites, concoctée dans leur dos, sans que les salariés ne soient entendus, est à la fois injuste, effectuée de manière autoritaire, et hypocrite. Un sondage publié cette semaine montre que 56 % des Français sont franchement hostiles à cette réforme, et les deux tiers estiment que la politique économique du gouvernement est mauvaise. Comme d’habitude, le gouvernement fait la sourde oreille et ne tient pas compte de l’avis de l’opinion publique, pour mettre à bas, sans sourciller, un acquis social. Cette réforme est un nouvel exemple de la gouvernance sarkozyste : sourde aux revendications, et arc-boutée sur le maintien d’un bouclier fiscal préjudiciable pour les recettes. On impose des sacrifices aux uns, mais toujours pas aux autres…

 

En quoi repousser l’âge de la retraite à 62 ans est-il pertinent dans une société où les seniors sont, de toute façon, poussés vers la porte, et où le chômage est particulièrement élevé ? Ce recul social n’est en aucune sorte un « sacrifice utile », quoi que les élus de droite en disent. La réforme des retraites n’arrangera en rien les choses, ne relancera pas la croissance, n’ouvrira pas de nouveaux emplois aux jeunes. Bref, elle ne résoudra aucun des problèmes cruciaux auxquels nous sommes confrontés en matière d’emploi. En moins de 20 ans, la droite a détricoté un système qui était solidaire et juste, en s’attaquant à trois reprises aux retraites des Français : en 1993, 2003 et 2010.

 

Pourtant, quand on y regarde de plus près, la France était beaucoup moins « riche » au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale qu’elle ne l’est aujourd’hui. C’est la preuve que bâtir un système de retraite (ou de protection médicale) basé sur la solidarité est bien plus une question de volonté et de choix politique que de contexte économique. La Gauche est force de propositions sur ces questions : supprimer le bouclier et les niches fiscales, mettre en place un impôt spécifique sur les banques, et dégager certaines recettes pour les retraites permettraient sans nul doute de sauvegarder le système par répartition, attaché à la solidarité intergénérationnelle, et la retraite à 60 ans.

 

Aujourd'hui, soyons nombreux à défendre les retraites !

Par René Souchon
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