Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 15:10

 

Qu’il faille protéger l’environnement, chacun en est bien conscient : c’est même devenu un sujet d’actualité récurrent. Mais trop souvent, jusqu’à présent, les moyens adéquats n’ont pas été mis en face des objectifs fixés, au niveau européen en particulier : l’objectif visant à stopper l’érosion de la biodiversité en Europe dès 2010 ne sera pas atteint, on peut dresser un constat d’échec. Il faut s’appliquer désormais à mener une politique ambitieuse et réaliste pour lutter contre la diminution de biodiversité.



C’est tout le sens du rapport que j’ai présenté aujourd’hui en session plénière du Comité des Régions d’Europe, qui s’intitule « Un nouvel élan pour enrayer la diminution de la biodiversité ». Ce dossier était d’autant plus intéressant pour moi qu’il est complémentaire de ce que nous faisons en Auvergne, où nous nous sommes lancés dans un Plan biodiversité au niveau régional, et où nous venons d’adhérer au Compte à rebours 2010. Comme on le dit souvent, et je pense que la formule est toujours d’actualité, il faut penser global et agir local.


                           

Concernant l’érosion de la biodiversité, la situation est dramatique. Le rythme de déperdition à l’heure actuelle est mille fois supérieur à ce qu’il était lors d’autres périodes de l’histoire de la Terre, essentiellement du fait des activités humaines. La première grande mesure que j’ai proposée au Comité des Régions à travers ce rapport est de généraliser le principe d’éco-conditionnalité des aides, tel que nous le mettons en place en Auvergne. Il ne faut plus donner de subventions à des projets entraînant des pertes de biodiversité, tout simplement. Parmi les autres points clés de ce rapport, je suggère une gestion plus intensive, de la part des collectivités locales, des sites du réseau Natura 2000, la mise en place d’une trame cohérente de corridors écologiques assurant la connexion entre les sites Natura 2000 et les zones de nature vierge, la révision en profondeur d’une politique commune de la pêche et de la politique agricole commune, le développement d’une politique pour la forêt, et aussi la mise en place d’un Observatoire de la biodiversité à l’échelle européenne.



Mais parmi les éléments à ne surtout pas oublier, au niveau de l’Europe, il faut encourager les opérations de sensibilisation et de communication sur la biodiversité, que l’on pourra défendre efficacement à la seule condition que les populations connaissent mieux ces enjeux, et se les approprient. D’autant qu’il ne faut pas considérer la nécessité de préserver la biodiversité uniquement contre une contrainte, mais aussi comme une piste de développement économique : on peut pour cela activer des leviers d’encouragement fiscal, c’est aussi ce que j’ai proposé au Comité des Régions à travers ce projet d’avis passé en session plénière jeudi 18 juin. Il y a urgence à agir, et pour le faire efficacement, tous les échelons doivent mettre la main à la pâte, de l’Europe aux associations locales, en passant par les Régions.

 

Par René Souchon
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 16:44

L’actualité du week-end est riche : dimanche, les citoyens d’Europe se rendront aux urnes pour élire leurs représentants. Ce sera aussi la finale du tournoi de tennis de Roland-Garros. Mais déjà, tous les regards des Auvergnats sont tournés vers le grand rendez-vous qui attend l’ASM samedi soir au Stade de France. En souhaitant que cette 10e finale soit historique pour l’Auvergne et enfin synonyme de victoire, un seul mot d’ordre : Allez l’ASM ! Allez les Jaune et Bleu !

Par René Souchon
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Jeudi 4 juin 2009 4 04 /06 /2009 14:24

Depuis plusieurs semaines, Mr Wauquiez mène une campagne fanatiquement agressive contre la Région, accusée selon lui « d’abandonner » la Haute-Loire. Rappelons tout d’abord que depuis 2004, la Région a attribué 97 millions d’€ de subventions aux projets de la Haute-Loire. Un effort inédit qui a permis par exemple de soutenir l’abattoir de Polignac, le centre de tir de Beaulieu, la halle des sports du Chambon-sur-Lignon, etc..  97 millions d’€ de résultats concrets.

 

Mr Wauquiez lui, préfère les annonces, le genre d’annonces qui permet d’être présent sur le papier journal et compense ses absences sur le terrain. En septembre 2008, il a ainsi tonitrué, avec force cors et trompettes avoir arraché à son collègue Jean-Louis Borloo, la bagatelle de 150 millions d’€ pour terminer le contournement routier du Puy. (cliquez ici) Comme toute grande nouvelle, il fallait que cela se sache. Que cela soit martelé, rabâché, à outrance. On mobilisa la presse, le journal municipal, internet.

 

Mais les promesses de l’automne n’ont pas résisté aux réalités du printemps. Evanouis les 150 millions qui s’avèrent être un énorme mensonge. D’abord, le contournement du Puy coûte en fait 90 millions d’€ et non 150. Ensuite l’Etat, sur un domaine qui relève de son unique responsabilité, a décidé de mettre seulement 75% du financement là où la logique voudrait qu’il en assure 100% ! Pour les 25% restants, on fait la quête au Département, à la Région. Et si la Région refuse et rappelle que route nationale = financements nationaux, on pointe son doigt accusateur. Comment faire diversion en demandant aux autres d’assumer les promesses que l’on est incapable de tenir !

 

Pire, Mr Wauquiez réécrit l’histoire. Il n’aurait jamais dit avoir obtenu les fameux 150 millions d’€. Jamais écrit non plus. Sur son blog, ses proclamations victorieuses ont bizarrement disparues le 4 juin (cliquez ici). Dans un exercice de novlangue admirable, il fait sienne la devise orwelienne du livre 1984. Tel Big Brother et son Miniver (Ministère de la Vérité) il travestit la réalité pour qu’elle soit conforme à ses intérêts.

 

François Mitterrand disait souvent que « la politique, c’est un peu de magie, mais surtout des faits ». Notre Merlin altiligérien aime à ensorceler à coup de promesses, à mystifier. Mais les faits ont la vie dure. Il faut les affronter. Non les fuir. Le Ministre-Maire a menti sur ses exploits. Aujourd’hui il en est réduit à triturer la vérité. Ce n’est pas faire œuvre de grande politique. Ce n’est pas servir l’intérêt général.

 

Pour la Région, les choses sont claires : routes nationales = Etat. Si ce dernier, après les mensonges, quémande à présent une subvention régionale pour le contournement du Puy, cela ne pourra se faire que par redéploiement de crédits existants. Gouverner, c’est choisir. La Région, comme un ménage, ne peut dépenser plus que ce qu’elle a. Elle avait prévu environ 7 millions d’€ pour la réhabilitation de la Chaise Dieu, de l’Hôtel Dieu et des opérations urbaines de la cité ponote. Si les élus de Haute-Loire jugent que la situation de la RN 88 ou de la RN 102 est plus importante que ces trois dossiers, à eux de choisir.

 


Par René Souchon
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