Lundi 29 novembre 2010 1 29 /11 /Nov /2010 15:57

 

Alors que le récent remaniement ministériel a été l’occasion pour le futur candidat Sarkozy de préparer le terrain politique pour l’élection de 2012, ce dernier organise une nouvelle fois un déplacement sur le thème de la ruralité et de l’agriculture. La destination choisie cette fois-ci est l’Auvergne, et plus précisément l’Allier, alors qu’une future candidature de Brice Hortefeux sur le secteur de Vichy aux prochaines élections cantonales est de plus en plus évoquée. La manœuvre apparaît d’emblée comme une démarche caractérisée de pré-campagne dont personne n’est dupe. Il s’agit de choyer un électorat rural qui peu à peu se lasse des tergiversations présidentielles incessantes. 

 

L’Auvergne a déjà accueilli Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire en septembre 2006 dans un contexte de pré - campagne électorale à l’occasion de la finale nationale de concours de labour organisée à Vergezac en Haute-Loire. Une visite le temps d’un discours plein de compassion pour le monde rural et nos agriculteurs. Des propos et des  promesses non suivis d’effets. Quatre ans plus tard, il était absent lors de l’ouverture du Salon de l’agriculture, provoquant un tollé chez les organisateurs et la profession. Plus récemment, c’est son ministre de l’agriculture qui « séchait » l’édition 2010 du Sommet de l’élevage dans un contexte de crise agricole exprimées par des manifestations d’éleveurs en plein doute.

 

Il faut enfin déplorer le rattachement de l’aménagement du territoire et de la ruralité au ministère de l’agriculture, de l’alimentation et de la pêche. La suppression du portefeuille dont Alain Mercier avait la charge est un mauvais coup porté à la ruralité. En concentrant de trop nombreux champs de compétences entre les mains de l’actuel Ministre de l’agriculture, le Président créée une administration « fourre-tout » sans projet agricole et rural, sans vision de l’avenir de nos territoires. Un ministère pour attendre 2012, alors que la ruralité ne peut plus attendre.

 

La cohérence entre le parcours politique de Nicolas Sarkozy et sa récente préoccupation pour le monde rural  ne va pas de soit. Le Président a trop longtemps été de ceux qui défendaient mordicus le libéralisme économique pour aujourd’hui se rendre compte, un peu tard, des méfaits de ce système sur l’équilibre de nos territoires ruraux. L’Auvergne, de ce point de vue, illustre à quel point libéralisme et ruralité ne font pas bon ménage.

 

En matière d’agriculture, et puisque le Président aura l’occasion de s’y intéresser, notons que la crise laitière récente et non encore résolue, traduit les menaces d’une trop grande ouverture des marchés à la libre concurrence. Dans une région laitière comme l’Auvergne, l’appréhension de l’après quotas est grande, tant les incertitudes pèsent sur la sauvegarde de notre production régionale dans une économie agricole non régulée.

 

Que dire également des logiques commerciales qui renvoient aux oubliettes l’aménagement du territoire. Les contraintes de reliefs sont réelles en Auvergne et le développement des grandes infrastructures de transports ferroviaires se heurte toujours à la nécessité de rentabilité. Les atermoiements actuels de l’Etat qui tarde à financer une ligne à grande vitesse desservant pleinement l’Auvergne en dit long sur le manque de considération du pouvoir actuel à l’égard d’un territoire comme le notre. Cette logique économique est aussi celle qui préside au développement de l’internet très haut débit dans notre pays. Là encore,  seule l’action de la puissance publique peut empêcher le désert numérique. L’internet très haut débit représente une opportunité majeure, marquant une rupture tout aussi importante que celle qui avait été marquée par l’arrivée du train au 19ème siècle. ...Un rendez vous à ne pas manquer, mais qui nécessite des moyens de l’Etat au nom de la solidarité territoriale et de l’égalité républicaine. Ces technologies sont devenues à mes yeux « un droit universel » pour les populations. Il en va de la qualité de l’éducation, de la capacité à travailler partout sur le territoire.

 

Que dire enfin de l’évolution des services publics, dont on voit bien là encore que leur existence est encore trop souvent menacée dans de nombreuses régions rurales. Pourtant l’accès aux services de santé, l’accès aux services postaux, à l’éducation, aux transports publics, sont des éléments essentiels de maintien et de développement des zones rurales. Il ne s’agit pas ici d’un débat simpliste, mais bel et bien d’un enjeu majeur qui se pose en terme de droit. Un Auvergnat a tout autant le droit que quiconque de pouvoir disposer de tous les services publics utiles et essentiels à son équilibre de vie. L’Etat a donc un devoir en la matière, mais nous assistons à une démission et à un « déménagement du territoire », si l’on se réfère notamment au récent mouvement des élus creusois confrontés à de nombreuses fermetures de services publics d’Etat. A l’image de l’Auvergne, les collectivités multiplient toutefois leurs initiatives en faisant appel à des solutions innovantes pour proposer de nouveaux services (accueil de nouveaux ruraux, points visio-publics, points multiservices,  développement des filières agricoles courtes et du « bio »).

 

J’aurais aimé évoquer l’avenir de la ruralité avec le Président de la République, j’aurais aimé participer à la table ronde qu’il organise. J’aurais aimé expliquer nos mesures régionales en faveur des filières agricoles de qualité et de l’agriculture biologique. J’aurais apprécié un échange serein, constructif, un débat sur les différentes conceptions du développement rural et des moyens à mettre en œuvre. J’aurais aimé mais….la collectivité territoriale que je représente n’a pas été invitée.





Par René Souchon
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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 17:21

Lorsqu’on a un projet qui nous tient à cœur, il ne faut jamais baisser les bras, et toujours se dire que le travail finira bien par payer : je viens tout juste d’en avoir une nouvelle illustration. Après de longues années de travail, d’échanges et de négociations, je suis heureux de pouvoir annoncer la mise en place d’une liaison aérienne entre Clermont-Ferrand et Southampton, du 21 mai au 24 septembre 2011. La compagnie low-cost Flybe.com est en effet en mesure d’assurer, pour cette période, trois aller-retours par semaine. Notre persévérance, sur ce dossier, a donc fini par porter ses fruits : grâce à ces six vols hebdomadaires, les Auvergnats sont désormais à une heure de l’Angleterre.

 

Avec cette liaison, nos amis venus d’outre-Manche sont eux aussi, désormais, à une heure de vol de notre région. Voilà une belle occasion pour nous de faire connaître la destination Auvergne, et d’ouvrir encore un peu plus notre région aux autres, à l’Europe, à l’extérieur. Il nous revient de promouvoir à présent en Angleterre l’idée de découvrir l’Auvergne le temps d’un séjour, et les atouts que compte notre Région ne manqueront pas, j’en suis certain, d’en convaincre plus d’un !  Je souhaite quoi qu’il en soit une longue vie à cette liaison directe Clermont-Ferrand / Southampton, qui relie enfin l’Auvergne et le Sud de l’Angleterre.

 

Par René Souchon
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Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 17:12

A l'occasion de la fin du sommet du G20, Mr Sarkozy s'est une nouvelle fois illustré par le don qu'on lui connait bien d'essayer de récupérer les concepts et idées des autres. Un jour héritier de Jaurès, le lendemain plus gaulliste que le Général de Gaulle en personne, il vante aujourd'hui, les valeurs d'un "Nouveau Monde" qu'il prétend construire afin d'en finir avec la gangrène d'un système économique et financier parvenu à son extrême usure.

Depuis plusieurs mois, et après un travail dense qui n'a rien à voir avec des formules plaquées à l'emporte pièce, la Région Auvergne, par ses actions concrètes, par ses politiques publiques, agit et met en avant le concept d'Auvergne Nouveau Monde.

Cette démarche, sincère, s'appuie sur une réalité. Nous construisons dans notre Région un "Nouveau Monde" : la jeunesse est la grande cause régionale du mandat et chaque jour nous consacrons plus de 584.500 euros à l'éducation et la formation, nous faisons preuve de l'enthousiasme des bâtisseurs d'avenir au service d'un aménagement du territoire solidaire, d'une politique d'accueil de populations nouvelles saluée à l'échelle européenne (les résidences d'entreprises) ; nous préparons demain en soutenant l'innovation et déjà, nous avançons vers le Très Haut Débit pour tous. Tout ceci en ayant à coeur de sauvegarder le patrimoine de tous, notre environnement.

Le Nouveau Monde n'est véritablement pas dans les formules. Il est dans les actes au service d'un modèle de société juste et grand; il l'est également dans les engagements tenus, une bonne habitude que nous avons à coeur de suivre.

L'Auvergne, un Nouveau Monde !

Par René Souchon
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