Lundi 30 août 2010
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Présent au séminaire des élus puis à l'université d'été de La Rochelle, j'ai eu le plaisir de participer à de nombreux échanges lors de différents ateliers avec des collègues élu(e)s et de
nombreux militants. L'occasion d'aborder notamment la difficile question de la ruralité en tant qu'intervenant ce vendredi aux côtés de Germinal PEIRO, député de la Dordogne et Fabien BAZIN,
Maire de Lormes et conseilller général de la Nièvre.
Le monde rural doit faire l'objet d'une attention particulière et de mesures appropriées. La notion de bouclier rural est actuellement à l'étude pour aider aux mieux les territoires ruraux.
Services publics, agriculture et agrotourisme, accès au haut débit internet, lien social, commerce de proximité.. : Autant de chantiers et de pistes qui s'ouvrent à nous et qui s'imposent pour
bâtir la ruralité de demain.
Une ruralité ouverte sur le monde, qui accueille de nouvelles population, tout en préservant son environnement et sa qualité de vie. De nombreux rendez-vous nous attendent pour finaliser ce
projet. il y a urgence tant notre ruralité perd espoir et alors que l'avenir de notre agriculture est menacé. J'entends m'investir pleinement dans ce chantier qui concerne également directement
l'Auvergne.
Par René Souchon
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Mercredi 25 août 2010
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La rentrée de septembre est là, et beaucoup de Françaises et de Français retrouvent leur activité professionnelle, mais je pense
aussi, en cette période, à toutes celles et ceux qui sont sans emploi. Depuis deux ans, le nombre de destructions d’emplois dans notre pays a été particulièrement élevé, c’est bien là la
conséquence directe la plus dramatique de la crise. Le gouvernement a échoué à trouver des solutions pour tous, et le Président de la République a connu une chute de sa cote de popularité depuis
son élection.
Dans ce contexte, à quoi a-t-on assisté en août ? Non pas à un quelconque mea culpa, mais au contraire à la recherche de boucs
émissaires. L’expulsion des Roms et la manière dont leur communauté a été stigmatisée, jetée en pâture à la vindicte populaire comme étant la cause de tous nos malheurs, ne sont pas acceptables.
Impuissants à redonner de l’espoir à la France, inefficaces pour relancer la machine économique, Nicolas Sarkozy et son gouvernement tombent dans un travers facile qui consiste à désigner des
boucs émissaires, des « coupables », à monter les uns contre les autres, à diviser l’opinion, à aiguiser les peurs et les haines. Voilà une recette ni nouvelle, ni constructive…
Pour faire oublier les affaires Woerth et Bettencourt dans lequel il s’est englué au début de l’été, le gouvernement a orchestré cette
nouvelle offensive sécuritaire avec virulence, sans considération pour la dignité humaine, sans respect. C’est un tollé : la gauche l’a bien sûr dénoncé, mais une partie de la droite et
l’Église elle-même ont clairement pris position contre cette façon d’agir. Le plus triste, et il suffit de faire un tour d’horizon de la presse étrangère pour s’en convaincre, c’est que la France
se distingue ainsi de la pire manière qui soit sur le plan international. L’image que la politique d’immigration française renvoie actuellement, ce n’est pas l’image d’une grande nation fière de
la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » gravée sur le fronton de ses mairies, ce n’est pas l’image de la France pays des Droits de l’Homme.
Par René Souchon
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Jeudi 15 juillet 2010
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Candidat à la Présidence de la République, Nicolas Sarkozy se présentait comme le président du pouvoir d’achat. Trois ans après son
élection, les Français ont eu le temps de juger sur pièces… Austérité, sacrifices : voilà la promesse faite aux citoyens en cet été 2010, dans un contexte médiatique
« d’affaires » qui plus est. Tous les Français ne seront pas logés à la même enseigne. La facture sera salée, et autant de pouvoir d’achat perdu, surtout pour les classes moyennes et
les plus démunis. Car lorsqu’il s’agit de faire des économies, la droite propose des « coupes » franches : suppression de dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, et
4 milliards d’économie sur des aides sociales, allocations et autres subventions.
La France doit se serrer la ceinture ? Qu’à cela ne tienne : l’État va faire des économies sur les allocations aux personnes
handicapées, sur les aides au logement et à l’emploi à domicile (aides au logement indispensables pour garantir la possibilité de poursuivre leurs études, pour des jeunes), ou sur le
subventionnement des emplois aidés. Après les périodes de séduction, de campagnes électorales, l’État UMP dévoile au fil des mois qui passent son vrai visage : il n’a aucun scrupule à
tailler dans des budgets alloués aux personnes les plus fragiles, tandis que les plus aisés peuvent se féliciter que le bouclier fiscal ne soit toujours pas remis en cause.
La justice sociale, l’équité sociale, la possibilité de promotion sociale pour tous, grâce à l’éducation, sont des socles de notre
République. L’Élysée n’hésite pas à les sacrifier, en évoquant une « nécessaire austérité » pour tous. Pendant ce temps-là, dans les Régions, les socialistes et leurs alliés de gauche
construisent des boucliers sociaux et préparent un avenir où le progrès ne vaut que s'il est partagé par tous !
Une Région comme l’Auvergne s’efforce d’aider ses jeunes pour leurs études, offre la gratuité des manuels scolaires aux lycéens,
maintient ses dispositifs d’aide au BAFA. Parce que les élus locaux ont compris que ce n’est pas en pénalisant les classes moyennes et les plus démunis que la France ira de l’avant et retrouvera
sa croissance économique. S’il faut faire des sacrifices, il faut qu’ils soient partagés : avant de s’attaquer aux allocations des personnes handicapées (et l’on peut parier que ces
allocations ne partent pas sur des comptes en Suisse !), le Président Sarkozy aurait mieux fait de tirer un trait sur ce dispositif complètement injuste qu’est le bouclier fiscal.
Par René Souchon
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