Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 16:29

 

Qu’un nuage de cendres généré par un volcan en Islande puisse, à ce point, bloquer les liaisons aériennes à l’échelle européenne, doit nous interpeller. Nous faisons face ici à un « caprice de Dame Nature », à un phénomène naturel ayant des répercussions, notamment économiques, colossales : le bilan financier sera lourd pour les compagnies aériennes. De plus, nous ne savons pas encore quelles seront les conséquences en matière de santé publique, mais la question s’est rapidement posée, suite à cette éruption, de savoir si oui ou non le nuage de cendres pouvait être dangereux pour la santé.

 

Nous ne sommes pas responsables de cette éruption, et pourtant nous en payons les conséquences. Voilà une raison de plus qui doit nous inciter à protéger notre environnement, à faire en sorte d’éviter que certaines activités humaines destructrices n’entraînent des conséquences écologiques irrémédiables, comme le réchauffement climatique. Nous avons déjà assez des phénomènes naturels (inondations, tsunamis, éruptions, tremblements de terre, etc.) nous montrant fréquemment que notre vie ne tient qu’à un fil, sans aller ajouter aux dangers naturels d’autres dangers que nous pourrons éviter si nous anticipons, si nous prenons des décisions courageuses afin de limiter l’impact des activités humaines sur la Terre : une planète nettement moins hospitalière quand elle est en colère….

 

 

Par René Souchon
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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 15:55

 

LAssemblée générale de l’ARF, réunie au lendemain des élections régionales des 14 et 21 mars 2010, s’est félicitée du succès éclatant remporté par les Présidents de région sortants et leurs exécutifs.

Elle a procédé à l’élection de son président, Alain Rousset, Président sortant ; du 1er Vice-président, Jean-Paul Huchon ; du porte-parole, Martin Malvy  et du trésorier, Claude Gewerc. Le bureau sera complété lors de la prochaine Assemblée générale le 12 mai.

Les Présidents de Région demandent une audience au Président de la République.

Ils souhaitent rappeler en effet les conséquences de la réforme de la fiscalité qui prive désormais les Régions des moyens nécessaires à la poursuite des politiques qui viennent d’être largement approuvées par nos concitoyens.

Ils estiment essentiel un acte III de la décentralisation, et réaffirment leurs inquiétudes quant aux conséquences de la réforme en débat au Parlement sur les compétences des collectivités locales, en contradiction avec les exigences de modernisation de notre pays et de la construction européenne.

Les Présidents de Région déplorent le comportement du gouvernement dans sa mise en cause permanente des Régions dont il ne cesse pourtant de solliciter leurs contributions financières dans des domaines qui ne sont pas de leurs compétences. La situation financière de l’Etat est particulièrement préoccupante et les Régions refusent de devenir une simple variable d’ajustement budgétaire. Elles ne sont pas des services extérieurs de l’Etat.

 

Ils appellent donc solennellement l’attention du Président de la République sur l’incapacité dans laquelle les Régions se trouveraient de répondre à l’ensemble de ces sollicitations sans une profonde évolution des relations entre l’Etat et les Régions, et souhaitent donc le rencontrer au plus vite.

Les Présidents de Région

 

 

 

Par René Souchon
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Vendredi 26 mars 2010 5 26 /03 /Mars /2010 18:15

 

 

Les Français ont renouvelé leur confiance aux Présidents de Région, affirmant ainsi la reconnaissance des politiques conduites depuis 2004 et leur soutien aux programmes défendus lors de la campagne.

 

Les Français ont répondu ainsi aux attaques incessantes et indignes dont les collectivités territoriales, et notamment les Régions, ont été la cible de la part du gouvernement.

 

Mais les Français savent que les Régions ont rénové et développé les transports en commun laissés à l’abandon par l’Etat, que les Régions ont construit et modernisé les lycées mais également les universités pour permettre aux jeunes de se former et qu’elles se sont mobilisées pour faire face à la crise économique et sociale ainsi qu’aux défis environnementaux, notamment au travers de la promotion des énergies renouvelables et de recherche d’économies d’énergie.

 

Il n’y a plus que l’Etat qui semble ignorer que les collectivités locales financent 75% de l’investissement public et 45% du Plan de relance (contre 4% de la part de l’Etat) alors que le gouvernement multiplie les cadeaux et boucliers fiscaux à quelques privilégiés

 

Le gouvernement voulait faire de l’élection régionale un référendum sur la réforme des collectivités locales. Ce référendum, ce sont les régions qui l’ont gagné !

 

 

Dès lors, nous, Présidents de Région, demandons au gouvernement

 

-       de renoncer immédiatement au projet de réforme des collectivités locales qu’il veut faire adopter à marche forcée au Parlement. Nous demandons un vrai dialogue avec les collectivités, pour repenser leurs relations avec l’Etat, pour que les responsables politiques, nationaux ou locaux, travaillent ensemble avec pour seul souci l’intérêt général. L’arrivée en fin de droit d’un million de chômeurs nécessite une nouvelle coordination entre l’Etat et les Régions, ces dernières n’étant pas des services extérieurs de l’Etat.

 

-       de retirer le projet de loi du Grand Paris, que les Franciliens ont à travers leur vote clairement rejeté 

 

-       de conditionner toute évolution institutionnelle ou statutaire dans les collectivités d’outre-mer à une demande préalable exprimée par les élus de ces territoires,

 

-       D’ouvrir au plus vite dans chacune des  Régions la renégociation des contrats de projets signés en 2007 pour la période (2007-2013). Aujourd’hui, la donne a changé. Les Régions sont  privées d’autonomie fiscale  depuis la suppression de la taxe  professionnelle. Elles ne seront plus en mesure de co-financer les projets gouvernementaux qui n’étaient pas de la compétence des Régions. Plus que jamais, les Régions doivent mobiliser leurs ressources pour assumer leurs compétences propres et secourir, avant tout,  les populations et les territoires  victimes de la crise économique et sociale que nous subissons. L’Etat ne peut pas simultanément poursuivre son entreprise de « casse » des Régions et leur demander de venir financer les projets qu’il ne peut plus assumer seul. Si la contractualisation devait se poursuivre, cela ne pourrait être que sur des bases renouvelées.   

 

-       de s’engager résolument dans une nouvelle étape de la décentralisation, en donnant aux Régions, à l’image des autres pays en Europe, les moyens institutionnels et financiers de leur développement, gage de politiques publiques au plus près des besoins des Français..

 

Faute d’obtenir satisfaction, les Régions dont la détermination est encore renforcée par le résultat de l’élection, n’auront d’autre choix que de remettre en cause certains de leurs engagements envers d’Etat pour consacrer leurs énergies et leurs ressources aux projets validés par le vote des Français.

 

 

 

 
Par René Souchon
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