La période électorale qui s’achève me permet aujourd’hui de tirer quelques conclusions sur la situation politique de notre pays et de notre région.
Je nourris tout d’abord de réels regrets et une vraie déception suite à la défaite survenue lors de l’élection présidentielle en mai dernier.
C’est en habile illusionniste que Nicolas SARKOZY, pour l’emporter, a fait oublier aux français qu’il était avant tout comptable de la politique gouvernementale et de son triste bilan, sur l’ensemble de la période 2002-2007.
Dans ce contexte, les élections législatives s’annonçaient particulièrement difficiles.D’où une satisfaction dimanche soir, lorsque nous avons appris que le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale enregistrait une hausse de son effectif de plus de 25% pour pouvoir davantage peser sur les débats à venir et mieux protéger les français contre une politique qui s’avère déjà dangereuse pour leur pouvoir d’achat et pour la cohésion de notre société.
Il nous faut refonder la gauche, et la reconstruire à l’intérieur même du parti socialiste, en évitant les divisions et les conflits de personne, pour mieux bâtir un projet politique qui s’appuiera sur une nouvelle stratégie de conquête du pouvoir.
Nous en avons la responsabilité vis à vis des français qui n’ont pas voulu que l’UMP concentre tous les pouvoirs, comme en témoigne le sursaut républicain survenu dimanche dernier.
Je suis heureux par ailleurs des résultats obtenus en Auvergne.
Notre région s’est prononcée en faveur de Ségolène Royal au deuxième tour de l’élection présidentielle.
L’Auvergne a surtout enregistré des gains précieux au niveau de ses représentants à l’Assemblée Nationale.
Je me félicite tout d’abord de l’élection de mon collègue et ami, Jean MALLOT en tant que député de la circonscription de Gannat.
Je me réjouis également, à l’idée que Bernard LESTERLIN représente la circonscription de Montluçon et que Guy CHAMBEFORT ai pu battre Pierre-André PERISSOL, l’actuel maire de Moulin.
En conservant les autres sièges dont elle disposait depuis 2002, la gauche en Auvergne est élue dans neuf circonscriptions sur quatorze.
Ce résultat tranche par ailleurs avec le nombre des sénateurs, puisque sur l’ensemble des quatre départements, le Parti Socialiste compte deux sièges contre sept aux élus UMP et apparentés. Cette disproportion démontre le caractère irréel et injuste de la représentation à
la Chambre Haute.
Tout au long de cette période, je me suis beaucoup déplacé et ce, dans les quatre départements de notre région, pour soutenir nos candidats.
Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir travailler avec ces élus qui sauront porter les couleurs de leur circonscription, de leur département et de notre région, au niveau national face à un gouvernement qui ne nous fera pas de cadeaux.
Ce gouvernement compte d’ailleurs quatre représentants régionaux en son sein.
Il s’agit là d’une volonté politique de la part du Président de
la République , de son Premier Ministre et du Ministre de l’identité nationale et de l’immigration pour enrayer les bons résultats de la gauche dans notre région. Soyez assurés que nous serons vigilants, combatifs, et que nous ne manquerons pas de solliciter ces Ministres Auvergnats qui se doivent avant tout de défendre à Paris et plus que quiconque, les dossiers régionaux.