Mardi 6 décembre 2005
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L’argent est de plus en plus rare. Les collectivités voient toutes se profiler des difficultés insurmontables à l’horizon, notamment avec la diminution des recettes en provenance de l’Etat.
Pour autant, il faut s’interroger pour savoir si l’argent public est toujours bien dépensé, tant par l’Etat que par les collectivités.
Il existe à mon avis deux secteurs où la tendance est de donner… des subventions à des personnes ou à des entreprises qui n’en ont nul besoin.
Pour ne fâcher personne (j’espère !), je prendrai deux exemples, l’un au niveau de l’Etat et de l’Europe, l’autre au niveau du Conseil Général du Cantal.
Selon la Confédération Paysanne, un élu du centre de la France exploiterait une ferme de 739 hectares en grande culture et à ce titre, il percevrait 300 000 €uros de subvention par an !
Le Conseil Général du Cantal, dans la réunion de sa Commission Permanente du 25 novembre, a accordé 7 500 €uros de subvention au titre de l’aide à la « transmission reprise d’entreprises commerciale et artisanale » au repreneur d’un fonds de commerce racheté pour 479 500 €. C’est bien sûr une aide plus modeste ; toutefois, quand on est capable de dépenser une telle somme, l’aide publique n’est pas un élément déclenchant ; en fait, elle n’a aucun effet, et, donc elle est totalement inutile pour l’économie départementale.
C’est ce qu’on appelle un effet d’
aubaine.
Les interventions des collectivités en matière d’agriculture, de commerce et d’artisanat, qui ne sont d’aucun effet, sont malheureusement courantes. Pourquoi donc ces collectivités gaspillent-elles ainsi leur argent ? Pour se concilier les bonnes grâces d’électeurs supposés ?
Dans l’agriculture qui détient le record en matière d’aides qui ne sont que des effets d’aubaine, 80 % des aides de l’Etat et de l’Europe arrosent les 30 % d’agriculteurs les plus riches, en général, spécialisés dans les grandes cultures !