Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /Jan /2006 17:23
L’effet NIMBY (Not In My Backyard) qui signifie « Pas dans mon jardin » a été maintes fois décrit notamment par des auteurs américains. Il atteint la caricature avec le traitement des déchets ménagers.

Nous avons d’abord connu l’opposition à la création d’un incinérateur. Maintenant que c’est l’enfouissement qui a été choisi, nous avons l’opposition à la création d’un centre d’enfouissement au « Bois du Bourlès ». Motif : les propriétaires du terrain estiment que le site choisi est totalement inadapté à l’accueil d’un centre d’enfouissement.

Et pourtant « le Bois de Bourlès » a été choisi après des études géologiques poussées. En effet, on ne peut faire un centre d’enfouissement s’il n’y a pas la présence d’une couche d’argile permettant d’éviter l’infiltration des eaux dites de percolation. En parcourant les routes de France, on s’aperçoit que les populations sont opposées tantôt à l’incinérateur, tantôt à l’enfouissement, bref elles sont opposées à tout mode de traitement des déchets à proximité de chez elles. Elles ont toujours une solution de rechange… chez les autres. Depuis des décennies, les déchets sont enfouis à Tronquières sur la commune d’Aurillac. Je n’ai jamais protesté et si nous avions un terrain adéquat, j’aurais volontiers proposé de réaliser un nouveau centre d’enfouissement à Aurillac au nom de la solidarité indispensable au sein de l’agglomération, mais nous n’avons pas ce terrain !

Vous savez ce qui me démange ? C’est de laisser aux propriétaires des terrains du « Bois de Bourlès » leurs déchets devant leur porte au lieu de les accepter à Aurillac ! Je suis sûr que ceci aura des vertus pédagogiques ! dans le même ordre d’idées, même si je suis gêné de parler des gens du voyage, en même temps que des déchets, les habitants de Crandelles qui ont (temporairement) fait échouer la réalisation d’un terrain de grand passage devraient s’interroger sur leur égoïsme et probablement, en tous cas pour certains, sur leur xénophobie ! La Ville d’Aurillac accueille chaque année 3 à 4 grands rassemblements de 50 à 60 caravanes sans problème. Ce qui est possible à Aurillac doit l’être à Crandelles !

 Quant aux gens du voyage dont le comportement entraîne des difficultés, ce sont les sédentaires. Ceux là, il est prévu de les garder à Aurillac et … à Arpajon où la fronde s’organise aussi pour les refuser alors qu’ils y sont déjà depuis très longtemps !

« Pas dans mon jardin » voilà qui devrait entraîner à la réflexion. Comment peut-on construire une vie en société, si chacun refuse de prendre sa part des charges communes ?
Par René Souchon - Publié dans : Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés