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Rien de plus désespérant pour un militant socialiste que de voir les articles de presse concernant la préparation du futur congrès.
En particulier, la façon dont l’Université du PS de la Rochelle a été relatée est une caricature. J’ai vu des élus et des militants studieux à tel point qu’il
était impossible d’entrer dans certains ateliers parce que la salle était trop petite.
Qu’en marge de l’Université, les leaders se soient rencontrés pour échanger sur les stratégies, quoi de plus normal ? Ces Universités de fin d’été sont propices à la réflexion et à la prise
de recul.
Je suis, pour ma part, revenu en Auvergne avec des convictions fortes.
Premièrement, nous vivons une crise mondiale du libéralisme sans précédent (crise financière, environnementale, sociale, agricole ect..)
Deuxièmement, la France dans ce contexte est déclassée , en perte de vitesse, elle perd régulièrement des places sur l’échiquier mondial (crise de l’investissement, de l’innovation, record du
déficit commercial, diplomatie erratique etc…)
Troisièmement, les inégalités entre les hommes et les territoires s’accroissent sans cesse. C’est vrai à l’échelle mondiale, c’est vrai en France.
Quatrièmement, pour faire face à cette situation, nous devons :
- bâtir un nouvel ordre mondial avec des institutions solides, un nouvel accord monétaire remplaçant celui de Bretton Woods pour fixer les parités monétaires, la réforme du G8 est également indispensable ;
- construire une Europe forte passant par une Europe politique qui prenne ses décisions à la majorité et non plus à l’unanimité ;
- donner à l’Europe l’autorisation d’emprunter pour lancer un vaste programme de coopération avec les pays en voie de développement et de grands travaux d’infrastructures en Europe (TGV, routes, canaux, nouvelles énergies ect…) ;
- proposer aux français un pacte de confiance permettant simultanément de rétablir l’équilibre des comptes publics et de mieux répartir les efforts entre le capital et le travail.
Ma conviction est que le Parti socialiste ne pourra pas proposer les solutions que les Français attendent avec les mêmes responsables et le même mode de fonctionnement.
Nous devons élaborer collectivement un projet ambitieux, socialement juste, écologiquement équilibré et qui soit une alternative au libéralisme débridé qui accroît toutes les inégalités.
Avec Nicolas SARKOZY et François FILLON, un seul mode d’ordre : « tout pour les riches ».
Il faut une véritable rupture et pour cela des hommes et des femmes animés d’une volonté d’innovation et acceptant le travail collectif.