Partager l'article ! Encore une régression sociale: Le 9 septembre en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé un très sévère ...
Le 9 septembre en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé un très sévère « regroupement ». Sous couvert de créer un nouveau
poste générique, celui de « défenseur des droits », le gouvernement, supprime du même coup à la fois le médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la Commission nationale
de déontologie de la sécurité (qui rendait publics les abus des forces de sécurité).
C’est dire toute l’estime que le gouvernement portait à ces autorités indépendantes : il les regroupe en une seule, forcément affaiblie. Un unique défenseur des droits pourra donc être saisi
par les personnes s’estimant lésées par le fonctionnement de tout service public : c’est un peu « léger », comme dispositif…
On sait tous que la crise économique et financière que nous traversons a des conséquences sociales. Or les institutions concernées par cette brutale suppression sont justement des autorités qui
étaient garantes d’un certain lien social.
Quel argument pour supprimer ces fonctions ? Le choix a été fait de manière abrupte et unilatérale, il n’avance à rien, bien au contraire. En prenant une décision de ce type, le gouvernement
montre une nouvelle fois qu’il se soucie bien peu de paix sociale dans notre pays. Les responsables de l’Unicef France ont fait savoir qu’ils étaient scandalisés par la suppression du poste de
Défenseur des enfants, occupé par Dominique Versini, alors même que l’on va fêter, le 20 novembre prochain, le 20e anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant.
Je le suis aussi.