Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 12:23

 

Le 9 septembre en Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé un très sévère « regroupement ». Sous couvert de créer un nouveau poste générique, celui de « défenseur des droits », le gouvernement, supprime du même coup à la fois le médiateur de la République, le Défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la sécurité (qui rendait publics les abus des forces de sécurité).

C’est dire toute l’estime que le gouvernement portait à ces autorités indépendantes : il les regroupe en une seule, forcément affaiblie. Un unique défenseur des droits pourra donc être saisi par les personnes s’estimant lésées par le fonctionnement de tout service public : c’est un peu « léger », comme dispositif…


On sait tous que la crise économique et financière que nous traversons a des conséquences sociales. Or les institutions concernées par cette brutale suppression sont justement des autorités qui étaient garantes d’un certain lien social.

Quel argument pour supprimer ces fonctions ? Le choix a été fait de manière abrupte et unilatérale, il n’avance à rien, bien au contraire. En prenant une décision de ce type, le gouvernement montre une nouvelle fois qu’il se soucie bien peu de paix sociale dans notre pays. Les responsables de l’Unicef France ont fait savoir qu’ils étaient scandalisés par la suppression du poste de Défenseur des enfants, occupé par Dominique Versini, alors même que l’on va fêter, le 20 novembre prochain, le 20e anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant. Je le suis aussi.


Par René Souchon
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés