Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 20:56

Suite à la décision du Tribunal administratif de Clermont-Ferrand de déclarer Jacques-Bernard Magner et Elisabeth Thévenon-Durantin inéligibles, j'ai tenu à organiser aujourd'hui une conférence de presse.

 

Mes deux colistiers frappés d’inégibilité (après avoir été élus respectivement depuis 12 et 6 ans), se sont pleinement engagés et largement investis tout au long du mandat écoulé, en renonçant souvent à leur vie de famille, Jacques Bernard Magner en faveur du développement économique  de nos territoires et des transports, Elisabeth Thevenon Durantin au service d’une politique agricole durable. 

 

Aujourd'hui, je ressens pleinement l'injustice qui leur est faite  car ce sont des personnes d'une grande valeur et, si je respecte le jugement rendu, je ne peux m'empêcher de dénoncer l’acharnement et le procès politique fait à la liste socialiste que je conduis par un Préfet de Région très proche de l’UMP, sur commande de son autorité de tutelle, à savoir les Ministres UMP candidats aux élections ;Marleix et Hortefeux ;  et ce dans la mesure où ni les Préfets de Région antérieurs, ni le Préfet de Région actuel depuis sa nomination en 2009 n’avaient jamais souligné l’incompatibilité de fonctions des deux Vice-Présidents. 


Devant la presse, j'ai déclaré « C'est le Ministre qui est responsable de tout celaNous sommes face à un procès politique. C'est Brice Hortefeux et Alain Marleix qui portent cette responsabilité. On a fait à Dominique de Villepin un procès politique en utilisant la justice. On fait à notre liste un procès politique en utilisant la justice ». 


De même, je ne peux que regretter d’une part la violence verbale dont  je fais sans cesse l’objet de la part de l’UMP depuis plusieurs semaines, des basseses indignes de républicains et de démocrates, ainsi que le refus de débattre devant la TV ou la radio de la tête de liste UMP, qui préfère une attitude destructrice envers ma personne et mon équipe plutôt que de la confrontation des projets, et pour cause, puisque la droite n'en a pas.

 

Cette épreuve n'entame en rien ma détermination à  défendre les valeurs républicaines, aujourd’hui complètement foulées au pied par une administration d’Etat partiale et aux ordres d’un camp, et ma volonté de porter pour l’Auvergne un projet de justice et de solidarité.

Je suis certain que face à l'injustice, les électeurs jugeront.
Par René Souchon
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés