Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 12:12

Décidément, les réorganisations de la justice, en France, riment trop souvent avec régressions depuis quelques mois. Après la suppression des tribunaux d’instance, qui a pour conséquence directe d’éloigner la justice de nos territoires les plus ruraux, la menace qui pèse actuellement sur les juges de proximité (du fait d’un étranglement financier du budget de la justice) risquerait, là encore, de tirer la justice vers le bas.

 

Les juges de proximité traitent, par exemple, des dossiers courants : affaires civiles ou pénales de moins de 4 000 euros d’amende, divorces, litiges de voisinage, affaires de recouvrement, etc. Ils permettent ainsi de décharger les magistrats, de « gagner du temps ».

 

On reproche déjà à la justice d’être trop lente… Et la disparition des juges de proximité ne ferait qu’empirer les choses, en embouteillant des tribunaux français qui sont déjà surchargés ! Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de voir que les magistrats font bloc autour des juges de proximité. À leurs côtés, et au côté des représentants auvergnats de l’Association nationale des juges de proximité, je leur dis ici tout mon soutien. Ils constituent un maillon essentiel de la chaîne judiciaire : les supprimer serait particulièrement dommageable, contreproductif, tout simplement absurde.

 

Par René Souchon
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Commentaires

Le pouvoir en place n'aime pas la proximité. Déjà, Nicolas Sarkozy, en 2002, devait supprimer la police de proximité. Maintenant, il s'en prend aux juges dits de proximité. Son approche purement comptable des choses, mais aussi son mépris pour les gens qui ne sont pas bling bling et remplis aux as le pousse à prendre des décisions afin de mieux diviser et ainsi, mieux règner. On se croirait revenu au temps du Second Empire.....
Commentaire n°1 posté par Avial le 17/02/2010 à 10h52
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