Politique

Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 10:49
Il existe aujourd’hui une fracture forte entre la population et la classe politique nationale. Faut-il s’en étonner ?
Les partis politiques ne sont plus suffisamment des lieux de réflexion, mais de simples machines électorales.
A force de se faire élire sur un programme que l’on n’applique pas une fois au pouvoir, il ne faut pas s’étonner que la confiance se soit envolée.
Prenons l’exemple des 4 Parlementaires du Cantal (2 Sénateurs, 2 Députés). Ils votent à l’Assemblée Nationale ou au Sénat des Lois…… et se plaignent dans le Cantal des conséquences de leur application !
Qu’à cela ne tienne ! Ils vont faire une lettre au Ministre ou poser une question d’actualité. Ils en connaissent d’avance la réponse, mais ils vont accréditer l’idée auprès de l’opinion qu’ils ne sont pour rien dans les conséquences locales de ce qu’ils ont voté à Paris !
Dans les dernières mesures, le plafonnement de l’impôt à 60 % des ressources du foyer fiscal  : au-delà, il y aura remboursement et cela concerne bien sûr l’impôt local ! C’est-à-dire qu’il faudra dans certaines communes augmenter la taxe d’habitation que supporte difficilement des gens très modestes pour rembourser des personnes soumises à l’impôt sur les grandes fortunes ; voilà la justice sociale telle qu’on la conçoit aujourd’hui au Gouvernement et bien entendu, nos 4 Parlementaires ont voté la mesure, sans aucune hésitation !
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 15:06
Les Assises Territoriales tenues à l’automne 2004 ont permis de mieux cerner les attentes de la population et les priorités.
Tous les efforts doivent être concentrés sur l’amélioration de l’attractivité de notre territoire. Nous devons impérativement prospecter et accueillir des populations nouvelles. Le Cantal en a besoin plus que d’autres territoires.
C’est assez facile à dire, mais lorsqu’il s’agit de passer aux travaux pratiques, c’est autre chose !

- la reprise d’activités commerciales et artisanales est une priorité mais les chiffres d’entreprises à reprendre sont totalement fantaisistes.
- Trop de commerçants et d’artisans refusent de rendre publiques les données économiques de leurs entreprises !
- Les communautés de communes sont plutôt mal organisées pour développer l’accueil de personnes venues d’ailleurs, dans un système concurrentiel. La tendance est toujours de les renvoyer sur tel ou tel
- Bref, prospecter et accueillir des nouvelles populations en Auvergne et dans le Cantal ressemble à des travaux d’Hercule et si vous saviez, chers concitoyens, tous les freins mis à la réussite par ces structures multiples qui ne pensent qu’à justifier de leur existence !
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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Jeudi 1 décembre 2005 4 01 /12 /2005 15:07
Aujourd’hui, l’équipe municipale est attaquée au motif qu’elle « privatise la cuisine municipale et qu’elle porte ainsi atteinte au service public ».
Or, que faisons-nous ? Nous lançons un appel d’offre pour la gestion, durant les trois ans qui viennent, de la cuisine municipale. Au bout de trois, il y aura une nouvelle consultation.
- la cuisine reste la propriété de la ville
- nous restons seuls décideurs des tarifs des repas et nous maintenons notre politique tarifaire, modulée selon les revenus
- nous imposons des contraintes lourdes sur la composition des menus et l’utilisation des produits de terroir
- tous les clients extérieurs à la mairie doivent faire l’objet d’une approbation du Conseil Municipal
- etc…..

Ou est donc l’atteinte au Service Public ?
Les personnels fonctionnaires de la Ville peuvent, s’ils le désirent, être détachés auprès du gestionnaire ou redéployés dans d’autres services. Il est probable que la majorité d’entre eux ne souhaitera pas être détaché.
Ainsi, il n’y aurait Service Public que si c’est un fonctionnaire qui fabrique les repas !
Voilà bien une curieuse conception, totalement archaïque, et à laquelle je ne peux souscrire.
Pour moi, le Service Public est dans la qualité des repas servis et dans les prix pratiqués.
De ce point de vue, la ville d’Aurillac, avec ses tarifs modulés selon les ressources, pratique une politique très sociale qu’elle est la seule à mettre en œuvre dans tout le département du Cantal. Là est la qualité du Service Public !
Non, la Délégation de Service Public n’est pas une privatisation et il est d’ailleurs aisé de constater que nombre de municipalités de toute tendance politique confondue, y compris communistes, choisissent cette formule.
Par René Souchon - Publié dans : Politique
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